Je devais sortir la semaine dernière mais les conditions météo et nivologiques étaient mauvaises, alors Florian et moi avons annulé notre sortie d’alpinisme hivernal dans le Dauphiné. Cette sortie d’initiation à la cascade de glace pour le CAF IDF sera donc la première de la saison. Nous sommes trois encadrants avec Georges S. et Benoît G. pour 6 participants – Lucas, Stéphane, Mathilde, Lenaïg, Esteban, Yan, et nous prenons la route jeudi soir pour rejoindre Cogne durant la nuit. Les participants de notre voiture se glissent sous les couvertures du gîte à 2h45.

 

Vendredi

Le réveil à 8h est très douloureux. Pour cette première journée, nous allons à deux pas de l’hôtel à la cascade de Lillaz. Je la trouve dans le pire état jamais vu, sachant que j’y suis déjà allé 8/9 fois déjà.

Nous mettons en place deux lignes, mais sans sortir la première longueur car le cône de tête n’est pas totalement formé. Nous y faisons quelques longueurs et exercices,et les plus courageux s’attaquent déjà à une petite portion de glace plus raide sur la droite de Lillaz.

Nous accédons au deuxième puis troisième ressaut, le seul qui est dans un état correct, et passons là le reste de la journée à faire trois longueurs de couenne que Georges, Benoit et moi installons.

A l’hôtel, le repas est bon mais nous sommes tous surpris de la quantité de nourriture, il n’y en clairement pas assez pour une bande de grimpeurs qui ont fait la diète le midi. Le gîte s’appelle « Ice climbing Ondezana » alors il doit bien être habitué aux grimpeurs non ?

Samedi

Nous prenons nos renseignements, et les choix de cascade ne sont pas nombreux car les conditions sont mauvaises. De très nombreuses lignes ne sont apparemment pas créées. Cette deuxième journée est néanmoins l’occasion de disposer de plus de temps pour aller trouver quelque chose de sympa à faire.

Nous débutons par la rive gauche de Valnontey pour aller explorer les premières cascades qui seraient adaptées au niveau que nous souhaitons faire. Bon, pas de chance, nous allons voir successivement XX et Thoule, et rien n’est en condition. Nous basculons sur le fond du vallon, et visons désormais Patri. Nous savons que nous ne serons pas seuls mais qu’elle est en conditions.

J’ouvre la marche et attaque par la partie la plus raide à droite, avec Yan et Esteban. Je dois faire une pause dans la longueur le temps de faire passer les ’bouteilles’ qui me sont venues dans les bras. Nous enchainons les petits ressauts qui suivent, pas si simples en fait pour certains de nos participants. Nous arrivons au pied des dernières longueurs clefs, mais relativement tard. Je m’attends à voir bientôt apparaître Georges derrière moi. Il reste encore des cordées engagées dans la longueur au dessus, je décide de ne pas nous y engager et faire quelques exercices et apprentissages avec mes participants. Georges tarde à venir, et lorsqu’il nous rejoint, nous apprenons que ses compagnons de cordées sont à la peine. Stéphane tire la langue depuis le début, et l’autre cordée a fait demi tour et rappel dans la première longueur car Lucas était complètement cuit.

Nous rejoignons le pied des voies par le chemin de retour, et faisons une bonne partie du chemin de retour de nuit.

Dimanche

Lucas a mal au genoux et craint de nous suivre encore ce jour et préfère rester au gîte. Pour cette dernière journée, nous allons découvrir une cascade qui se rejoint en 45 minutes de marche, pour 400m de dénivelé, depuis le gîte, Loie.

Nous avons la chance d’être les seuls, avec le groupe ‘perfectionnement’ que mène Bertrand, à avoir choisi ce mur de glace, assez large, dans lequel nous allons pouvoir installer 4 lignes parallèles et différents niveaux.

Nous y passons toute notre journée et rentrons au gîte pour un départ pour Paris à 15h30.