Quand Fred m’a proposé d’aller au Perou pour y faire l’ascension de l’Alpamayo, il a suffit que je vois une photo de ladite montagne et que je convainque ma compagne pour que l’affaire soit entendue.

Nous nous donnons 15 jours au total, ce qui doit être tout juste suffisant pour nous offrir deux jours de tentative d’ascension.

Depuis Lima – 14 juin

Nous prenons un vol direct Air France afin de minimiser les chances de pertes de bagage, et atterrissons à Lima dans la grisaille qui est semble-t-il normale en cette saison. La ville est moins dense qu’à Paris mais pour près de quatre fois plus d’habitants intra-muros. C’est donc vaste.

Nous n’avons pas envie d’y rester et réussissons à organiser immédiatement un départ dans un car couchette de nuit à destination de Huaraz, par la compagnie Allinbus dans les sièges du premier étage. C’est bien, nous reprendrons d’ailleurs la même pour le retour du coup.

Arrivée à Huaraz – 15 juin

L’organisation de ce voyage est en ‘mode Fred’ et c’est sur place à Lima que nous allons voir un lodge proposé par le guide du routard pour nous poser au moins la première nuit. Paul, le propriétaire, est un belge flamand sympa et de bon conseil. Il n’y a presque que des francophones dans son établissement.

Nous utiliserons le lodge comme base à Huaraz pour le reste du séjour. Voici notre vue depuis les toits.

Nous profitons de cette journée pour prendre nos marques, commencer à nous renseigner sur notre objectif au bureau des guides et allons visiter le marché et la ville.

Nous passons là notre première nuit en altitude, puisque Huaraz est à 3080m.

Chemin Inca dans la Cordillère noire – 16 juin

Sur les conseils de Paul nous allons faire une balade facile sur les hauteurs dans la cordillère noire. Un transport collectif – un collectivo – nous dépose au col au départ de la randonnée. Nous ne pouvons pas nous empêcher de commençer par aller faire l’ascension d’une petite butte à coté, à 4200m.

Face à nous, de l’autre côté de Huaraz, c’est la cordillère blanche.

Nous entamons la descente sur le chemin Inca, qui va nous mener jusqu’à Huaraz.

Huaraz vue des hauteurs est de couleur brique puisque sur la majorité des maisons le matériau est laissé à nu.

Nous assistons au coucher de soleil sur les hauteurs environnantes.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

Lagune 513 – 17 juin

Nous poursuivons notre acclimatation par une autre balade à la journée, la lagune 513. Il s’agit d’une autre destination suggérée par Paul, qu’il nous annonce belle mais surtout sauvage.

Nous prenons le départ à 5h et enchainons un collectivo jusqu’à Carhuaz, puis un autre pour Hualcan, et enfin un taxi pour la prairie Shomquilpampa. Nous sommes au départ à 8h05, effectivement bien seuls et ne croiserons qu’un péruvien de toute la journée.

L’itinéraire s’enfonce et monte entre les deux falaises.

Le chemin se raidit et s’est maintenant un joli sentier entièrement constitué d’herbe ; il ne doit effectivement pas y avoir beaucoup de passage.

Nous atteignons un joli premier lac.

Ce même lac, derrière nous une fois dépassé.

Nous atteignons la lagune 513, dans laquelle vient plonger un glacier. D’ailleurs de la glace flotte dans ce dernier.

Nous montons ainsi jusqu’à la cote 4595 m, non loin du glacier lui même et rebroussons chemin.

Il nous faut descendre jusqu’à Hualcan, et c’est sous un soleil de plomb que nous faisons le trajet. Pour nous récompenser, une vue incroyable au passage.

Et toujours de nombreux animaux en bord de route et dans les champs: ânes, mules, poules, cochons et chiens. Mais jamais de lama ! :)

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi 4592
  • Horaires : départ 8h05, durée 8h17

Camping au lac Paron – 18 juin

Nous souhaitons passer une nuit à plus de 4000m, et choisissons d’aller passer deux jours autours du célèbre lac Paron. la plupart des touristes s’y rendent en navette, se baladent une trentaine de minutes et rentrent; nous allons faire la version longue.

Nous partons à 9h15, et enchaînons un collectivo pour Carhuaz puis pour Caraz, une mobilette et enfin un taxi pour le village de Paron. Il est 13h30 alors nous déjeunons en bord de route et démarrons l’ascension.

En bordure de parc un gardien s’assure que les passants paient le droit d’entrée sur le lieu. Sauf qu’il est en pleine sieste, et nous n’avons pas le cœur de le réveiller. Alors nous passons sans un bruit sous la barrière et à côté de sa guérite et poursuivons notre chemin.

Nous marchons tour à tour sur la route en terre et coupons tous les lacets, cela monte alors sec.

Depuis le début de notre séjour nous voyons régulièrement des arbres à l’écorce rouge souple qui semble comme s’éplucher.

Notre ascension se poursuit entre les deux flancs de montagne.

Nous atteignons finalement le lac en un peu moins de trois heures.

Nous le longeons rive droite – à gauche sur la photo – par ce qui est un bon chemin au début.

Arrivés à une station et une entrée de tunnel fermée par une multitude de cadenas, le chemin prend un air beaucoup plus sauvage.

L’itinéraire longe la rive, descend au bord de l’eau et remonte dans les pentes herbeuses par endroits.

Nous atteignons le bout du lac en 1h30, et allons poser la tente tandis que la nuit tombe.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

En direction de l’Arteson, à 4900m – 19 juin

Nous nous levons avec le soleil vers 6h15, et constatons que deux vaches broutent autour de notre camp. Nous laissons la tente et rangeons les affaires à l’intérieur ou sous l’auvent et prenons la route vers de plus hautes altitudes.

Nous avons déjà dépassé le lac Artesoncocha, et poursuivons notre route sur les crêtes sans savoir à quoi nous attendre alors que se dévoile à nous le lac d’un glacier ; nous prenons alors une claque visuelle. Le nombre de photo que je prends alors et présente ici en est le reflet :)

Nous montons sur une butte jusqu’à atteindre l’altitude de 4900m et après d’autres série de photos démarrons le retour.

Nous repassons à côté du très encaissé lac Artesoncocha, et rejoignons la tente vers 11h30 pour constater que les vaches ont réussi à saisir de nombreuses vivres mais heureusement sans endommager la tente.

Nous plions nos affaires, faisons le trajet inverse en bord de lac et atteignons le « refuge » du lac Paron à 14h20. Quelques touristes grimpent sur la butte en bord de lac, d’autres font un petit tour de bateau.

Nous réservons notre place dans une navette et sommes de retour à Huaraz à 18h.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

Ascension de l’Alpamayo – 21 au 27 juin

Le récit de cette ascension fait l’objet d’un article à part : Alpamayo (5947m)

Balade à cheval – 28 juin

Ce soir nous prenons le bus de nuit pour Lima. Et ce matin nous devions préparer nos sacs, et nous sommes levé trop tard pour faire une vraie excursion à la journée. Nous envisageons le site de Chavin mais renseignements pris, c’est 6 heures aller-retour, quand tout va bien. Il faut dire que dès que l’on veut s’écarter de Huaraz les temps de trajet peuvent vite prendre de grandes proportions.

Alors nous nous rabattons sur une balade à cheval dans la cordillère noire, cela nous changera.

Nous montons assez haut jusqu’à avoir une vue sympathique.

L’allure est tranquille, nous sommes toujours au pas. Et bien que Fred et moi sachions monter à cheval, nous en serons finalement assez heureux car 4h de balade plus tard, et sur des selles somme toute sommaires, Fred a mal au dos et moi au fesses.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

Lima – 29 juin

Le bus de nuit nous lâche aux aurores dans la grande ville de Lima. Il fait toujours gris. Chargés de nos lourds sacs, le plan est de prendre le taxi et d’aller toquer dans une auberge de jeunesse et tenter d’y laisser nos sacs. Et cela fonctionne, pour 30 soles nous avons une chambre, douche et petit déjeuner. Nous partons nous balader en ville pour poursuivre nos cadeaux pour la famille.

Lima est une ville en bord de mer, nous allons y jeter un œil. Fred me montre des phoques. Il s’agit en fait de nombreux surfeurs immobiles dans l’attente des vagues.

Après des zones très touristiques nous faisons une visite dans la galerie d’art « Dédalo Arte » où nous complétons nos emplettes par quelques articles modernes bien sympathiques mais plus couteux. Nous recommandons. Pas les pots en cochon, le reste.

Et voilà c’est la fin de ces 15 jours, nous prenons le taxi pour l’aéroport et retour sur Paris tandis que se finit tout juste la canicule…