Cette sortie s’inscrit dans le cadre d’un séjour organisé avec le Club Alpin Français, qui avait comme objectif de réaliser des randonnée du vertige et initier les participants à des techniques d’alpinisme :
- Rappel et crêtes au Fond d’Urle
- La vire du Grand Veymont
- La vire des Sultanes et du Grand couloir au Gerbier
- Crêtes des Rochers du Bournillon et Moulin Marquis au sec
- Le Parcours Honegger aux Trois Pucelles
Cette deuxième journée est consacrée à l’une des vires que je vise tout particulièrement lors de ce séjour, attiré par les photos que j’en ai vu sur le site de Pascal Bombardier.
Notre camping est proche du départ, alors nous sommes vite au départ. Je suis un peu surpris par l’orientation initiale de l’itinéraire, qui semble aller à l’opposé du Grand Veymont, que nous avons dès le début en visuel. Il s’agit en fait d’aller rejoindre une longue crête que va nous permettre de montrer progressivement en direction du petit Veymont.

Le premier verrou est en vue, il va s’agir de monter pour arriver finalement sur le plateau, visible en haut à droite de cette photo.

Au passage, nous dérangeons la faune locale, une dizaine d’individus qui nous observent puis reprennent leur route.

Nous lisons très attentivement le topo, et il nous a semble devoir partir en direction de ce labyrinthe de rochers. Il s’avère que l’on va perdre du temps dans un terrain raide et glissant, à chercher les “marques bleues” mentionnées par le topo.

J’indique à Octave que nous nous sommes probablement fourvoyés, nous revenons vers le fil de l’arête, er profitons d’une belle vue sur le mont Aiguille au passage.

Les marques bleues étant trouvées, nous entamons l’escalade facile le long de l’arête. Derrière nous, le fil de l’arête depuis lequel nous aurions probablement dû arriver – nous nous étions perdu et étions partis dans les flancs à gauche.

Nous voici sur l’épaule et nous trouvons facilement l’attaque de la fameuse vire.

L’ambiance se transforme progressivement. Le plat et l’herbe laissent place petit à petit à la verticalité minérale.

Nous arrivons dans l’ambiance que j’étais venu chercher ici ! Autant le chemin est visuellement toujours évident, autant on comprend qu’il y a de l’enjeu, il va s’agir de ne jamais faire de faux pas.

Régulièrement je regarde derrière nous ; les deux faces d’un même chemin parcouru, deux vues parfois très différentes.

A chaque virage, nous découvrons la portion suivante et je repère les passages qui seront probablement les plus dangereux.

Derrière nous, la vue complète sur l’arête de la montée au petit Veymont, ayant mené au plateau au début de la vire.

Nous sommes arrivé à l’un des passages les plus exposés où des cordes fixes ont été posées.

Il y a 3 – 4 sections de cordes fixes, en voici une autre lorsque l’on regarde le chemin parcourus.

Nous sortons des sections de corde fixe et nous rendons compte qu’il nous manque une dégaine – deux mousquetons DMM Alpha Trad avec anneau de sangle fixe 6mm de 60 cm, si vous la voyez ;) . Elle est probablement restée derrière nous, alors je refais seul tout le chemin inverse et vais au delà des cordes fixes, sans succès. A quel moment a t elle disparu, cela restera un mystère, car nous reprenons la route.

Nous sommes pas au bout de nos (bonnes) surprises, la vire se poursuit, mastique.

Nous avons rangé les cordes, car de mon point de vue il n’y a pas grand chose qui arrêterait de toute façon une chute. Donc chacun d’entre nous doit être extrêmement prudent, et tant mieux si Octave ‘prend son temps’ pour ne pas commettre de faux pas.

A intervalles réguliers, des promontoires permettent de s’écarter de la vire, et apprécier les verticalités sous lesquelles nous évoluons.

La suite passe par ici ?

Et ne pas oublier de toujours regarder derrière soi ..






Autant des fois la vire devient un ‘chemin tranquille’ ..

Autant il y a de nouveau quelques passages ou le pas se ralentit, car les rochers sont recouverts de petits gravillons, tandis que la glissade n’est pas permise,

Je repère un gouffre un peu en dehors de notre itinéraire, et invite à Octave à me rejoindre. Lui qui m’avait demandé si on croiserait de la neige – et tandis que c’est pleine canicule – et je lui avait dit que dans certaines failles nous en trouverions probablement. Bingo. Dans un renfoncement de la paroi, à l’abri du soleil et proche d’une grotte subsiste un bel amas de neige.

Dans la grotte, son sommet qui s’est probablement effondré.

Nous reprenons la route et atteignons de grandes pentes d’herbe. Derrière nous, ce qui constitue les dernières sections de cette magnifique vire. Mais ou était-ce en fait, nous venons vraiment de là ?

La suite a l’air peu commode et pas vraiment intéressante, alors je ne sais pas vraiment à vrai dire où nous étions censé allé, mais je décide de partir rejoindre la crête à cet endroit là, il me semble que ça passe. Et effectivement, nous arrivons au plateau sans souci.

Nous voilà sur le plateau. A droite, le trajet qui nous ramènera au col.

A gauche celui qui mène vers le Grand Veymont, la voie normale. Nous décidons de ne pas y aller, mais plutôt rentrer.

La vue plongeante au dessus du Pas de la Ville.

A la descente, j’essaie d’apprendre à Octave à descendre dans le pierrier, mais sans surprise et comme tous mes participants débutants, il n’ose pas encore vraiment se lancer. Ca viendra. Au pied du Grand Veymont, nous avons une vue quasi complète sur le chemin parcourus, et je suis impressionné par ce que nous avons parcouru.

Notre parcours
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