Grandes voies et randonnée à Buis les Baronnies

Grandes voies et randonnée à Buis les Baronnies

Pour cette sortie en car du CAF IDF dans la Drôme, Annelise et moi choisissons l’option camping et prévoyons de faire de la grande voie au rocher Saint-Julien dans du niveau modéré. Nous serons avec quatre participants : Marie B., Christophe C., Mouad H., Antoine M.

Samedi : de la grande voie

Nous allons au rocher de Saint-Julien.

Nous y enchainons deux grandes voies équipées :

Tandis que d’autres cordées du club évoluent en parallèle, dans des niveaux bien supérieurs !

Nous profitons bien de cette première journée ensoleillée, cela ne va pas durer !

Dimanche : petite randonnée

La météo ne s’est – malheureusement – pas trompée, et le dimanche est pluvieux. Alors nous nous rabattons sur de la randonnée et allons nous promener sur les hauteurs environnantes.

Notre parcours

  • Distance (km): 13
  • Dénivelé (m) : 580
  • Horaires: 11h33 – 15h42
Été indien et Pointe des Verts, dans les Aravis

Été indien et Pointe des Verts, dans les Aravis

Florian S. et moi repartons encadrer ce week-end une sortie alpinisme avec le CAF IDF. Le car est à destination des Aravis, ce sera la première fois que j’y vais en dehors de l’hiver.

Nous publions tardivement notre sortie, si bien que le car sera rempli avant que nous puissions enregistrer nos participants. Hélène V. aura donc la chance unique d’être seule, avec deux encadrants. Heureusement, nous étions déjà avec elle le week-end dernier, et elle est sympa :)

Samedi, l’été indien

Le car nous dépose au Grand Bornand, d’où les taxis que nous avons réservés nous montent jusqu’au col des Annes. Nous faisons alors procession avec tous ceux du CAF qui comme nous montent au refuge Gramusset. Sauf qu’à la différence du reste du groupe nous n’y dormirons pas, les gardiens ayant mal géré leurs réservations – nous avons appris la veille que nous n’avions pas de place.

Alors nous avons pris tout le matériel de bivouac, et plantons nos tentes non loin du refuge histoire de pouvoir accéder à de l’eau, chose rarissime par ailleurs dans le coin. Et puisque nous n’avons que peu apprécié l’accueil qui nous a par ailleurs été fait au refuge, nous prenons un malin plaisir enfantin a faire quelques blagues à propos de punaises de lit aux randonneurs montant au refuge.

La journée s’annonce magnifique, et nous avons choisi d’aller sur une voie du célèbre Michel Piola :

Nous accédons rapidement et facilement depuis le refuge au sommet de la voie, où l’on démarre par jeter les cordes de rappel pour descendre jusqu’au pied de la voie.

Lors de notre descente nous croisons une cordée qui a la joie de subir quelques projections de pierres que nous faisons rouler malgré toutes nos précautions. Alors, pour ne tuer personne, nous décalons notre ligne de rappel et j’improvise la suite de la descente jusqu’au pied des voies . Nous cherchons un peu l’attaque et nous donnons à Hélène la chance de pouvoir grimper en tête et d’emmener derrière elle les deux valeureux encadrants du CAF.

Et du coup j’en profite pour faire quelques sympathiques clichés d’Hélène, très heureuse d’être en tête tout du long.

La vue à la sortie de la voie est à la hauteur de cette dernière : magnifique.

Nous remballons nos affaires, Florian fait sauter le haut, sûrement un réflexe de ses très nombreuses heures passées en salle de bloc.

Nous naviguons dans les lapias pour rejoindre le refuge. Au passage, quelques points de vue sur des gouffres dans lesquels il est préférable de ne pas tomber.

Le refuge est plein ce soir et nous sommes nombreux à être dehors lorsque le soleil se couche pour admirer les nombreux jeux de lumière face à nous.

Nous avons organisé notre bivouac et nos repas à la dernière minute, et je ne sais pas si c’est aussi bon qu’au refuge mais nous sommes très bien tous les trois dehors. Hélène profite d’une grande tente 2,5 places tandis que je dormirai avec Florian. Il a la délicatesse de me réveiller en début de nuit avec le flash d’une photo et me mettre sur whats’app et je ne sais où sur internet. Et il n’a de cesse de venir se réchauffer contre moi toute la nuit, mais à priori sans s’en rendre compte.

Nous prévoyons demain une course probablement ambitieuse compte tenu de l’horaire de départ du car : la Pointe Percée par la voie du Trou, comprenant 14 longueurs dans du 5c.

Notre parcours

  • Distance (km) : 7
  • Dénivelé (m) : +965 -440
  • Altitudes : mini 1635 maxi 2400
  • Horaires : départ 9h02, arrivée 17h16

Pointe des Verts : Arête SW

Pendant la nuit, et au petit matin à notre réveil à 5h, il pleut. Alors, par manque d’imagination – faire du 5c sur rocher trempé, ou par sécurité, nous préférons rester au lit et faisons conciliabule pour trouver un nouvel objectif, bien moins ambitieux mais praticable quel que soit le temps:

Nos camarades y étaient hier par grand beau, nous le ferons pour notre part dans le brouillard. Une autre ambiance, mais que pour ma part je préfère presque, pour les photos.

Florian ouvre la voie, je suis avec Hélène, et prends le beau gosse en photo dans l’ambiance écossaise.

Un peu plus tard nous profitons de quelques premières percées qui nous permettent de commencer à voir l’autre vallon, le contraste entre le gris du brouillard et des couleurs est beau ce jour là.

Nous progressons à corde tendue et très prudemment à cause du rocher qui est mouillé et bien glissant.

A l’approche du sommet la couche nuageuse continue de s’élever.

Derrière nous la chaine montagneuse se révèle.

Encore quelques efforts avant le sommet.

Nous y faisons une petite pause, et empruntons ce qui nous semble être le chemin de descente, mais c’est dans un terrain assez exposé que nous nous engageons par erreur. Ca passe néanmoins, et nous récupérons l’itinéraire normal.

Nous louvoyons encore un peu, partagés entre l’avis de Florian et le mien, et nous accédons finalement au pentes qui nous ramènent facilement au refuge. Nous replions les tentes et rentrons tranquillement attendre notre taxi au col des Annes.

Notre parcours

  • Distance (km) : 6,4
  • Dénivelé (m) : +430 -850
  • Altitudes : mini 1730 maxi 2550
  • Horaires : départ 8h26 arrivée 15h24

Les autres racontent

Et voici le récit de ce week-end, sous la bonne plume de mon ami Florian:

Sortie du Club Alpin dans les Aravis et – suite à un petit dysfonctionnement administratif – une configuration originale : deux encadrants (Philippe et moi) pour une seule participante (Hélène).

Tout ne partait pas très bien, et ce avant même de quitter Paris : non seulement notre réservation au refuge Gramusset n’a pas été enregistrée faute de places disponibles, mais la gardienne a juste oublié de me prévenir (!). Qu’à cela ne tienne, nous voici emportant tentes, sacs de couchage, matelas de sol, doudounes, réchauds, popotes et nourriture, bien décidés à maintenir notre programme malgré l’adversité.

Arrivés samedi matin au Grand Bornant, je tente mollement de convaincre Philippe que l’on a pas besoin de s’alourdir en montant des tentes, mais ce dernier résiste et l’avenir lui donnera raison – cf. supra. Une fois notre bivouac installé, nous nous attaquons à l’Été Indien, une voie de 200 mètres ouverte par Piola à la Pointe de Chombas, tout simplement magnifique. Hélène en réalisera l’intégralité en tête, ce dont elle ne sortira pas peu fière. Après un dîner en plein air sous le regard des bouquetins et un joli coucher de soleil, nous nous endormons dans nos tentes en pensant à notre objectif du lendemain : la pointe Percée, plus haut sommet des Aravis, par la fameuse voie du Trou.

Dimanche matin, lever à 5:00… sous la pluie ! Nos grandes ambitions s’effondrent et nous nous recouchons, quelque peu dépités. Mais la bonne humeur finit par triompher, et c’est vers 9:30 que nous quittons finalement notre campement en direction de notre plan B : la Pointe des Verts et son aérienne arête sud-ouest. Le rocher y est bien mouillé et le brouillard épais, mais il en faudra plus pour entamer notre détermination, d’autant que les nuages auront le bon goût de se dissiper en fin de matinée, nous permettant de jouir d’un paysage tout à fait enthousiasmant. La descente n’est pas forcément une partie de plaisir, mais le sens de l’itinéraire de Philippe nous permettra finalement de rejoindre notre bivouac sans encombre.

Tête de la Maye et Cornes de Pié Bérarde, en Ecrins

Tête de la Maye et Cornes de Pié Bérarde, en Ecrins

Pour cette sortie du CAF à la Bérarde, Florian S. et moi encadrons quatre participants : Ghita D., Vincent B., Elodie P. et Hélène V. Seule Ghita est une habituée, les trois autres sont des nouveaux venus au club, que nous ne connaissons donc pas encore. Notre objectif principal sera la course des Cornes de Pié Bérarde, avec la journée du samedi pour nous mettre en jambes et jauger le groupe.

Tête de la Maye

Nous déposons les affaires au refuge CAF de la Bérarde, et choisissons une voie facile d’accès et de niveau modéré, notre ambition étant de faire de la progression à corde tendue lorsque possible afin de voir le niveau d’aisance de tout le monde.

Florian mène la troupe et c’est par erreur que nous démarrons par la voie « Heckel et Jeckel » qui s’avère un peu plus trapue que le niveau escompté. Et c’est d’ailleurs ce qui nous met la puce à l’oreille. Et dès que possible, nous exploitons une vire herbeuse qui nous permet d’aller finalement rejoindre et enchainer sur la voie visée:

Après quelques sympathiques passages en dalle, nous sortons de la voie et accédons à une grande pente herbeuse qui permet d’accéder à un replat, où se trouve le chemin du retour.

Nous avons un magnifique point de vue sur le sommet et la course que nous envisageons pour le lendemain, les Cornes de Pied Bérarde. L’itinéraire remonte le vallon à gauche sur la photo, et l’itinéraire de descente depuis le sommet et menant à la seconde vallée à droite est presque intégralement visible.

Une partie du groupe profite d’être là pour pousser un peu plus loin jusqu’au sommet de la Tête de la Maille, et après quelques photos nous redescendons au refuge.

Cette journée test nous aura montré que nous ne sommes pas rapide das les manoeuvres et que l’expérience de nos participants est encore relativement faible, néanmoins, après de nombreuses discussions et échanges entre Florian et moi et les participants, nous décidons que nous allons tout de même nous lancer dans la course initialement envisagée, en nous donnant comme règle de vérifier des barrières horaires et faire demi tour si nous dévions trop.

Notre parcours

  • Distance (km) : 7
  • Dénivelé (m) : +965 -440
  • Altitudes : mini 1636 maxi 2400
  • Horaires : départ 9h02 17h16

Cornes de Pié Bérarde : Arête nord nord est

Nous partons à la frontale et remontons le vallon du glacier de Bonne Pierre sans encombres. La descente sur le glacier – ou plutôt le champ de rochers – s’avère peu commode et même dangereux à cause de chutes de pierres. Nous repérons facilement le couloir d’attaque de la voie au loin et remontons les pierrier pour le  rejoindre. Le rocher est très instable et l’endroit relativement exposé, alors nous faisons de notre mieux pour nous équiper rapidement. 

Nos participants découvrent alors ce que c’est que de grimper en terrain d’aventure, et sur du rocher (très) pourri. Heureusement la confiance apparente des encadrants les rassure et nous entamons l’ascension.

La cordée de Florian, avec Elodie et Hélène, progresse plus vite que nous et petit à petit creuse l’écart. Ce qui est bien dommage puisque je n’ai pas pris le topo et comptais sur mon compagnon pour me montrer la voie. Alors nous perdons encore plus de temps et l’écart se creuse.

Nous avons dépassé le point où le retour arrière serait possible, alors en avant toute. Nous accédons au sommet, et nous y félicitons. La vue est dégagée et belle sur le vallon que nous avons remonté.

Le chemin est encore long, nous progressons d’abord sur l’arête, direction sud est pour aller rejoindre le col de pied Bérarde.

Derrière nous, la belle ligne de rappel que nous avons franchie.

Nous posons finalement pied dans le vallon qui va nous ramener à la Bérarde, mais le trajet est encore long et tandis que nous cheminons je préviens nos camarades que nous aurons du retard, en testant au passage notre nouveau poste VHF de secours.

Annelise et Bertrand nous aident gentiment à trouver et réserver un taxi qui va venir à la Bérarde pour nous ramener au lieu de rendez-vous du car à Bourg d’Oisans.

Dans le village de la Bérarde, l’un des commerçants nous demande ce que nous avons fait, et s’exclame alors « mais il n’y a que les locaux qui font cela ». Sans doute parce que les autres ne viennent pas d’aussi loin pour faire cette aussi longue bavante, mais néanmoins nous avons tous – je crois ? – trouvé cela très sympa.

Notre parcours

  • Distance (km) : 6,4
  • Dénivelé (m) : +430 -850
  • Altitudes : mini 1730 maxi 2550
  • Horaires : départ 8h26 retour 15h24

Les autres racontent

La sortie, racontée par Florian:

Samedi, une sympathique escalade à la Tête de la Maye avec une belle combinaison des voies Heckel, Jeckel et Pujolidal – combinaison rendue possible par la grâce d’une (légère) erreur d’itinéraire de ma part à l’approche – conclue par une courte randonnée pour atteindre la table d’orientation au sommet du belvédère.

Dimanche, on passe aux choses sérieuses. Finies les escalades sur grandes voies équipées en face sud avec vue sur le village, place à la montagne, la vraie ! Et un bel objectif avec l’éperon nord nord-est des Cornes de Pié Bérarde – « un cadre grandiose et sauvage de haute-montagne » et « la solitude garantie » dixit Montagne Magazine, cela vaut bien un lever à 3:45 et quatre heures de marche d’approche dans le vallon de Bonne Pierre, non ?

Malgré le sentiment d’isolement et une attaque un peu scabreuse, l’itinéraire se révélera finalement bien moins austère que je ne le pensais. Il s’agit là d’une traversée méconnue offrant des points de vue originaux sur quelques-uns des grands sommets du massif, une voie qui mériterait probablement plus de parcours. Avis aux amateurs !

Quoi qu’il en soit, un grand bravo à nos quatre participants – Hélène, Elodie Potin, Ghita Bz et Vincent !

Arête ouest de la Petite Aiguille de l’Arcelin

Arête ouest de la Petite Aiguille de l’Arcelin

Pour cette première sortie d’alpinisme ‘estival’ de l’année avec le CAF IDF, notre car est à destination de la Vanoise. Le car est victime de son succès et a fait le plein, si bien que de manière inhabituelle je serai seul encadrant de ma sortie, avec Amaury D. et Ghita B. avec moi. Nous avons fixé la course principale du dimanche, et c’est durant le trajet en car que nous finalisons notre décision pour celle du samedi.

Arête ouest de la Petite Aiguille de l’Arcelin

Dans le niveau envisagé, et en n’ayant volontairement pas pris les chaussons d’escalade, nos options ne sont pas nombreuses dans le secteur du refuge de la Vanoise. Sur les conseils d’Anne-Lise, nous visons une arête qui se trouve sur le trajet de la montée:

En fait un autre groupe avec Charlie et Claire souhaite déjà se rendre là-bas, et ils acceptent que nous joignons nos groupes pour cette course. L’arête est rapidement visible depuis le chemin d’approche.

La dernière partie de l’approche s’effectue en crampons.

Puisque nous repassons au même endroit au retour, nous déposons toutes les affaires qui ne sont pas indispensables et entamons l’escalade.

Le trajet serpente et impose de nombreuses petites longueurs pour éviter un trop gros tirage dans les cordes. La grimpe est globalement facile, mais alterne parfois avec des passages plus grimpants, surtout pour mon groupe qui évolue en grosses chaussures de montagne. Nous ralentissons le reste du groupe. Sur le passage en 5c, après avoir vu mes prédécesseurs en chaussons, sans hésitation j’installe et passe directement en actif.

Nous accédons finalement à la dernière portion de l’arête, qui s’avère plus longue à franchir que je ne l’escomptais.

Un passage de désescalade pose problème à l’une de nos participantes qui se fait aider par Charlie qui lead la cordée qui nous suit.

Nous avons mis au total beaucoup plus de temps que ce qu’annonçait le topo, et c’est peu dire que nous ne sommes pas en avance pour finir la montée et arriver au refuge. Nous les appelons pour les prévenir.

Alors qu’il nous reste encore près de deux heures de montée, il se met à pleuvoir à verses. Après une grosse journée comme celle que nous avons eue, l’équipe accuse le coup et a hâte d’arriver et se mettre au sec.

Nous arrivons malgré tout avant la tombée de la nuit, et les gardiens de refuge nous ont très gentiment attendu et nous servent un vrai et bon repas.

A table, c’est l’hécatombe, puisque trois ne vont pas très bien et ne mangeront pas ce soir là. Grosse journée pour eux !

Notre parcours

  • Distance (km):
  • Dénivelé (m):
  • Altitudes (m) :
  • Horaires:

Dimanche

Vu l’état des troupes et nos prestations de la veille, j’estime que nous ne pouvons pas nous permettre d’aller faire la course initialement prévue. Nous ne serions pas assez rapide.

Devant le peu d’options qui s’offrent à nous, nous choisissons de changer complètement les plans. Nous ferons un après-midi d’apprentissage de la pose de protections, constructions de relais en terrain d’aventure, et remontée sur corde fixe. Le tout sur un groupe de rochers à côté du refuge.

Du coup on profite du refuge pour notre déjeuner. Les marmottes sont assez intrépides et viennent chiper ou quémander de la nourriture.

Nous prenons finalement la route du retour pour aller rejoindre le lieu de rendez-vous de notre car, en repassant par la vallée au nord des arêtes de la Vanoise. Au passage, nous pouvons voir l’itinéraire de la course que nous envisagions initialement pour ce dimanche : Pointe de la Petite Glière : Arête S (D- 4c III).

Notre parcours

Climb trip dans la Drôme, dont l’Aiguille de la Tour à Saoû

Climb trip dans la Drôme, dont l’Aiguille de la Tour à Saoû

Florian S. m’avait proposé d’aller faire le Mont Rose en ski de randonnée avec lui et un ami. Le plan tombe à l’eau, et après moult tergiversations nous décidons que nous n’irons finalement ni faire du ski de randonnée, ni faire de l’alpinisme, mais optons pour un climb trip dans la Drôme. La formule ? Aucun plan précis, aucun hébergement, de l’improvisation tous les jours, avec comme seul objectif d’aller vers le sud et la Drôme.

Je fais des efforts pour finir tôt le boulot et nous partons de Paris jeudi soir vers 18h45. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à vouloir profiter de ce week-end prolongé, si bien que nous n’atteignons Malherbes (proche de Fontainebleau) qu’à 22h30 ! Alors nous commençons à chercher et appeler les hôtels au bord de la route. Ils sont pleins, nous finissons dans un hotel Ibis budget vers minuit et quelques.

Montagne de Morettet / Combe d’Oyans

Nous reprenons la route et atteignons la commune de Rochefort Samson repérée par Florian. Nous négocions la voie de la journée et optons pour le chemin des dames:

L’approche est vraiment saisissante ; la nature très présente et bien verte. Le chemin nous mène au pied de la gorge.Au fond coule une petite rivière que nous remontons sur une centaine de mètres, et notre voie s’élance à droite.Nous enchainons assez rapidement, le niveau s’avère en fait assez faible. Un unique pas nous fait un peu plus réfléchir. Mais le lieu et la vue vaut la peine du déplacement.Nous ne sommes que deux cordées dans la gorge.Nous rejoignons le sommet, qui mène à une route au col, et revenons à la voiture par la route. Nous trouvons une maison d’hôte très sympa à Puy-Saint-Martin – le Bonheur de Provence – et allons diner dans le sympathique village de Saoû.

Notre parcours

Arête sud de l’Aiguille de la Tour

Aujourd’hui c’est le grand jour. A en croire le topo, une sacré aventure nous attend. Non pas pour les difficultés, mais pour l’envergure, le côté sauvage de la course, et surtout .. la non qualité du rocher, très fracturé :
L’approche est de l’ordre de 5 minutes depuis le parking, et nous voilà face à l’Aiguille de la Tour. Nous démarrons l’escalade, et sommes rapidement dans l’ambiance, car effectivement de nombreux morceaux de rocher dégringolent malgré toute l’attention que nous mettons à avoir un pas de félin. Des grimpeurs du dimanche, ou samedi plutôt, ont eu la bonne idée de venir grimper sans casque et il se trouve que notre voie va surplomber la leur. Alors pour ne pas avoir leur mort sur la conscience je me sens obligé de leur indiquer qu’il faudrait qu’ils mettent un casque et attends qu’ils ne soient plus dans l’axe.
Nos amis inconscients s’étant écartés, nous poursuivons et arrivons à une sorte de petit col. D’autres grimpeurs attaquent une ligne à notre gauche. Florian poursuit en tête, et déstabilise un énorme bloc en le saisissant. C’est une météorite qui vient s’écraser et éclater sur le plat non loin de moi. Heureusement je me protégeais en restant très proche de la paroi. La cordée à notre gauche décide que le niveau d’escalade est sous coté et que le rocher est trop péteux, ils font demi tour. Nous poursuivons et la vue sur Saoû, son rocher surplombant et les environs est très belle.A quelques mètre en contre bas du jardin suspendu, nous arrivons vers 15h sur ce qui constituera, pour nous, le crux de la voie. Voilà le topo: Au dessus de notre relai chainé, situé au sommet d’une petite pointe de rocher, on accède à une petite plateforme. Jusque là et haut dessus, nous ne trouvons aucune possibilité de poser une protection, et il faudra donc s’en remettre au piton en place mais qui ne nous inspire pas confiance car il est mal positionné et pourrait ne pas tenir sur une chute. Florian ne trouve pas le pas et surtout hésite à s’engager. Et moi je n’ai pas un bon niveau d’escalade faute d’entrainement en ce moment. Alors on reste là un bon moment à se demander comment passer. Et sans avoir envie d’abandonner si près de ce jardin qui nous nargue en haut. Florian m’invite à venir voir si je ne trouve pas une façon de franchir ou une prise ou qu’il aurait raté, ce que je fais et hourra je découvre une main qu’il n’avait pas vue. Alors il s’y lance et passe enfin. Il est maintenant 16h45, oui vraiment.Depuis le jardin suspendu, qui est donc une zone un peu plus plate sur laquelle repose de la végétation, nous entamons les trois dernières longueurs en traversée ascendantes jusqu’à rejoindre le fil de l’arête à 19h.
Je ne dirais pas que c’est fait exprès mais en tout cas la vue est d’autant plus belle avec cette lumière de fin de journée. Nous devons maintenant atteindre le prochain col, visible entre les deux sommets à droite sur cette photo. Et ce n’est pas aussi simple qu’il y parait.
Contre toute attente, ce qui va nous poser souci maintenant, c’est la végétation qui est ici reine. La sente décrite dans le topo ne semble plus exister, ou tout du moins nous ne la verrons jamais. Alors nous devons nous frayer un chemin et c’est très dense, il y a beaucoup de bois mort, et des saloperies de buissons qui piquent à travers nos pantalons. Bref, on galère pour évoluer et rejoindre le point de départ des rappels à 19h30.
A la descente en rappel je découvre des choses étonnantes à la descente, comme ce « magnifique » relai constitué d’une multitude d’arbustes morts.La suite est du même acabit, car chaque relai sur lequel nous arrivons inspire la méfiance et engage à être vérifié et renforcé. La dernière longueur de descente a lieu sur une paroi recouverte de lierre, et nous dépose sur les pentes dans la forêt. Il nous aura fallu quand même une heure pour faire les trois rappels sur relais pourris. Nous rejoignons sans souci la voiture, et allons rejoindre mon ami Jérôme B. qui nous a proposé de dormir chez lui et avec qui nous prévoyons d’aller grimper demain.

Notre parcours

Cocktail de Vitamines

La météo annonce de la pluie en milieu de journée, alors nous optons pour une voie facile d’accès et de moyenne ampleur:
Nous faisons la première longueur par Vitamine A (5c) puis rejoignons les longueurs de Vitamine C (6a). C’est Jérôme qui est aux commandes et Florian et moi lui laissons tout passer en tête. La troisième longueur est nettement la plus belle, constituée d’un dièdre un peu physique – pour moi en tout cas – que je vais passer sans jamais tirer au clou :)
La fin nous ramène au pied du crux où nous avions bloqué Florian et moi la veille.De la haut, la vue est toujours aussi belle, et nous constatons que la météo disait vrai: il va bientôt pleuvoir.
Nous enchainons les rappels tandis que l’orage gronde et sommes à la voiture avant que les premières gouttes ne tombent.

Mardi

En ce mardi matin nous constatons que Météo France ne s’est pas trompé, et il pleut à verse. Florian et moi décidons de rentrer directement à Paris.