Randonnées ‘du vertige’ en Espagne

Randonnées ‘du vertige’ en Espagne

Durant nos deux semaines de vacances cet été, nous allons voir la famille à Limoges et en Dordogne, mais avant cela nous prévoyons une petite escapade sportive. Alors nous avons cherché ce que nous pourrions faire avec Eva, qui a maintenant 9 mois. Après avoir abandonné l’option vélo, c’est finalement sur de la randonnée en Espagne que nous nous rabattons.

Nous utilisons le livre topo « Pyrénées – Les randonnées du vertige » et irons rayonner dans deux secteurs, en séjournant tout d’abord dans la ville de Bielsa, non loin de la frontière, puis à Binéfar – faute d’avoir trouvé un point de chute sympa et plus proche de nos cibles dans la Sierra de Guara.

La feixa Tormosa

Pour cette première journée assez courte compte tenu d’un départ très tardif, nous choisissons pour une petite balade vers des chutes d’eau s’écoulant dans un fond de vallée:

  • La feixa Tormosa (Pyrénées – Les randonnées du vertige : sortie 22 – page 110)

Nous avons très rapidement vue sur notre objectif.

La montée très progressive en fond de vallée nous mène dans le cirque à portée d’une belle succession de cascades.

Il faut franchir le lit de la cascade puis un passage un peu exposé sur quelques mètres, et nous accédons au pied de la plus haute d’entre elles.

Nous profitons seuls de la vue, tous les autres touristes sont déjà rentrés, et revenons sur nos pas.

Notre parcours

  • Distance (km) : 7
  • Dénivelé (m) : +410 -410
  • Altitude (m) : mini 1250, maxi 1430
  • Horaires: départ 16h47, retour 19h24

Le Sestrales Alto

Pour cette deuxième journée nous disposons d’un peu plus de temps et sélectionnons une randonnée dans le secteur de Bielsa dont les photos dans le topo ont attiré notre attention:

  • Le Sestrales Alto (Pyrénées – Les randonnées du vertige : sortie 23 – page 114)

La première difficulté est de rejoindre le point de départ, puisque nous devons parcourir près de 10km en sentier très accidenté à flanc de montagne. Et sur le trajet, nous rejoignons cinq chevaux en liberté. Mais ils ne peuvent sortir de la route et par peur de la voiture, ils fuient à mesure que nous avançons. Je n’arrive pas à les doubler alors je descends de voiture et c’est à pied que je les dépasse et les pousse à passer derrière la voiture.

Au bout du chemin qui marque le départ de la randonnée, de nombreuses voitures sont garées là. Heureusement nous seront seuls sur le parcours.

La randonnée laisse entrevoir dès le démarrage de belles falaises, et notre objectif se devine au loin.

Nous retrouvons là des décors nous faisant penser à nos randonnées vertige en Vercors et Chartreuse.

Au passage, un beau lapiaz qui surgit en partie de la prairie.

Nous arrivons au bout du plateau, le retour se fait par le même chemin.

Et j’en profite pour une série de photos sympa au passage.

La petite Eva, toujours en porte bébé, alternativement « face au monde » ou en train de faire la sieste sur la poitrine de Sandrine.

Notre parcours

  • Distance (km) : 9
  • Dénivelé (m) : +510 -510
  • Altitude (m) : mini 1620, maxi 1790
  • Horaires: départ 11h30, retour 16h10

La fisura et les cuevas de Santa Orosia

C’est la canicule sur la France, en Espagne nous ne sommes pas mieux lotis. Et pour ne rien arranger nous prenons le départ assez tard. Objectif :

  • La fisura et les cuevas de Santa Orosia (Pyrénées – Les randonnées du vertige : sortie 33, page 156

Après une première partie en plein soleil, nous profitons de l’ombre de la forêt dans les pentes qui mènent jusqu’à la première petite église.

L’édifice religieux est parfaitement intégrée à la paroi, sous une chute d’eau qui se déverse depuis le haut du plateau.

Sandrine teste les cloches et nous fait remarquer des kilomètres à la ronde.

Sous l’église, un autre abris beaucoup plus sommaire.

Nous poursuivons sur la sente, elle nous mène à deux autres petites constitutions religieuses, puis permet l’accès au plateau. Nous allons jusqu’au refuge Santo Orosia, fin de notre parcours.

Le retour se fait par le même chemin.

Notre parcours

  • Distance (km) : 13
  • Dénivelé (m) : +640 -640
  • Altitude (m) : mini 810, maxi 1450
  • Horaires: départ 10h50, retour 17h05

Les corniseras del Mascun et le sendero de Turmo

Nous maintenant avons bougé notre ‘camp de base’ plus loin dans le sud, pour aller découvrir la région de la Sierra de Guara. Nous sélectionnons ce qui semble être l’une des splendeurs de la région:

  • Les corniseras del Mascun et le sendero de Turmo (Pyrénées – Les randonnées du vertige : sortie 29, page 138)

Les paysages du Colorado et de l’Arizona sont partout vantés comme les plus merveilleux du monde: nous pouvons affirmer que les gorges ou gargantes de Rodellar et les cuevas de Otin qui en font partie doivent être mises en parallèle avec les splendeurs des Etats-Unis.

Albert Tissandier, Le Tour du monde, 1880

La randonnée débute au village de Rodellar, et nous empruntons l’une des nombreuses sentes pour rejoindre un fond de vallée. Les spots d’escalade sont nombreux ici, et le niveau semble élevé.

Nous croisons une famille égarée à la recherche d’un départ de canyoning, et à mon GPS et cartes je les aide à se situer, ils sont apparemment dans la mauvaise vallée.

Nous remontons la vallée et franchissons quelques maigres cours d’eau.

A vue des premières curiosités géologiques, nous débutons la montée de la Costera qui va nous mener sur le plateau de la Meseta.

De nombreux monolithes se dressent fièrement dans ce paysage incroyable.

Nous rejoignons et dépassons le village abandonnée d’Otin, et en profitons pour faire le plein d’eau et mouiller les casquettes. Nous arrivons dans les gorges du Raisen, et après avoir un peu erré à la recherche du passage, nous faisons une halte déjeuner. Elle s’avère de courte durée car le temps à viré au mauvais et c’est un gros orage qui arrive sur nous. Nous allons vite rejoindre une grotte sur le trajet, et y passons un bon moment à attendre la fin des trombes d’eau qui se déversent.

L’orage s’est maintenant éloigné, il gronde toujours mais nous avons évité la pluie. Nous n’aurons pas le temps d’aller au Salvador de Los Lanas, et le temps est toujours menaçant, alors nous prenons la décision de rentrer fissa, mais en passant par le sentier qui surplombe le Rio Mascun.

Il s’avère que cette portion est clairement la plus belle de l’itinéraire de cette journée. Tout en bas nous devinons parfois le cours d’eau, la vue depuis ces défilés doit valoir le coup également.

Nous ressortons de la gorge, contournons le village d’Otin à toute vitesse, prenons une grosse averse sur la tête, mais en sortons rapidement et filons vers le sud rejoindre Rodellar et la voiture.

Les voies d’escalade dans la gorge sont très occupées, les grimpeurs qui sont tous dans des dévers et gros surplombs ne craignent pas la pluies !

Notre parcours

  • Distance (km) : 18
  • Dénivelé (m) : +680 -680
  • Altitude (m) : mini 675, maxi 1060
  • Horaires: départ 9h44, retour 17h50

Le camino de las Escaleretas

Pour cette dernière journée de randonnée, nous allons nous engager dans la seule randonnée qui mériterait véritablement son appellation de « randonnée du vertige » :

  • La camino de las Escaleretas (Pyrénées – Les randonnées du vertige : sortie 27, page 130.)

Depuis le village de Lecina, nous rejoignons assez vite l’abritos de Barfaluy et autres abris contenant des peintures rupestres.

Sont découvrons également des ruchers confectionnés par l’homme.

Nous repassons par le système d’échelles, il s’agit maintenant d’aller rejoindre la Cuevas del Gallinero.

Le topo parait alors très clair, mais nous butons sur ce simple énoncé.

Revenir ensuite sur ses pas une dizaine de minutes et repérer un sentier à droite indiqué par deux petits cairns.

Pyrénées, les randonnées du vertige. La camino de las Escaleretas.

Nous perdons alors beaucoup de temps et nous ne trouverons jamais les cairns encore moins le sentier. En confrontant notre trace GPS, le dessin du topo et en remettant en question notre position, je trouve l’accès à la suite et démêle toute cette histoire : les sentiers et les accès sur le secteur ont été remaniés, nous ne sommes pas exactement arrivés comme le décrit le topo, alors notre retour en arrière .. nous menait naturellement ailleurs.

Maintenant raccrochés à l’itinéraire, nous retrouvons les lieux caractéristiques du topo. Tout d’abord un passage très exposé mais néanmoins protégé par câble d’acier.

Un second passage, lui aussi sécurisé par un câble.

Nous poursuivons la descente et devons enchainer un autre passage exposé où se trouvent deux spits, que nous n’utiliserons pas, puis une descente par une corde fixe avec des nœuds.

Nous faisons un petit crochet par des grottes abritant quelques autres peintures puis atteignons le fond de la gorge. Ces paysages de roche creusée par les eaux sont saisissants.

Nous poursuivons vers l’est jusqu’au mirador del Vero, il nous faut passer dans l’eau sur quelques passages.

Nous manquons malheureusement de temps pour faire tout le tour prévu, alors nous prenons un chemin permettant de ressortir de la gorge et atteindre le plateau, puis filons tout droit pour rejoindre le village de Lecina.

Notre parcours

  • Distance (km) : 9
  • Dénivelé (m) : +340 -340
  • Altitude (m) : mini 595, maxi 790
  • Horaires: départ 12h50, retour 19h
Voyage au Perou

Voyage au Perou

Quand Fred m’a proposé d’aller au Perou pour y faire l’ascension de l’Alpamayo, il a suffit que je vois une photo de ladite montagne et que je convainque ma compagne pour que l’affaire soit entendue.

Nous nous donnons 15 jours au total, ce qui doit être tout juste suffisant pour nous offrir deux jours de tentative d’ascension.

Depuis Lima – 14 juin

Nous prenons un vol direct Air France afin de minimiser les chances de pertes de bagage, et atterrissons à Lima dans la grisaille qui est semble-t-il normale en cette saison. La ville est moins dense qu’à Paris mais pour près de quatre fois plus d’habitants intra-muros. C’est donc vaste.

Nous n’avons pas envie d’y rester et réussissons à organiser immédiatement un départ dans un car couchette de nuit à destination de Huaraz, par la compagnie Allinbus dans les sièges du premier étage. C’est bien, nous reprendrons d’ailleurs la même pour le retour du coup.

Arrivée à Huaraz – 15 juin

L’organisation de ce voyage est en ‘mode Fred’ et c’est sur place à Lima que nous allons voir un lodge proposé par le guide du routard pour nous poser au moins la première nuit. Paul, le propriétaire, est un belge flamand sympa et de bon conseil. Il n’y a presque que des francophones dans son établissement.

Nous utiliserons le lodge comme base à Huaraz pour le reste du séjour. Voici notre vue depuis les toits.

Nous profitons de cette journée pour prendre nos marques, commencer à nous renseigner sur notre objectif au bureau des guides et allons visiter le marché et la ville.

Nous passons là notre première nuit en altitude, puisque Huaraz est à 3080m.

Chemin Inca dans la Cordillère noire – 16 juin

Sur les conseils de Paul nous allons faire une balade facile sur les hauteurs dans la cordillère noire. Un transport collectif – un collectivo – nous dépose au col au départ de la randonnée. Nous ne pouvons pas nous empêcher de commençer par aller faire l’ascension d’une petite butte à coté, à 4200m.

Face à nous, de l’autre côté de Huaraz, c’est la cordillère blanche.

Nous entamons la descente sur le chemin Inca, qui va nous mener jusqu’à Huaraz.

Huaraz vue des hauteurs est de couleur brique puisque sur la majorité des maisons le matériau est laissé à nu.

Nous assistons au coucher de soleil sur les hauteurs environnantes.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

Lagune 513 – 17 juin

Nous poursuivons notre acclimatation par une autre balade à la journée, la lagune 513. Il s’agit d’une autre destination suggérée par Paul, qu’il nous annonce belle mais surtout sauvage.

Nous prenons le départ à 5h et enchainons un collectivo jusqu’à Carhuaz, puis un autre pour Hualcan, et enfin un taxi pour la prairie Shomquilpampa. Nous sommes au départ à 8h05, effectivement bien seuls et ne croiserons qu’un péruvien de toute la journée.

L’itinéraire s’enfonce et monte entre les deux falaises.

Le chemin se raidit et s’est maintenant un joli sentier entièrement constitué d’herbe ; il ne doit effectivement pas y avoir beaucoup de passage.

Nous atteignons un joli premier lac.

Ce même lac, derrière nous une fois dépassé.

Nous atteignons la lagune 513, dans laquelle vient plonger un glacier. D’ailleurs de la glace flotte dans ce dernier.

Nous montons ainsi jusqu’à la cote 4595 m, non loin du glacier lui même et rebroussons chemin.

Il nous faut descendre jusqu’à Hualcan, et c’est sous un soleil de plomb que nous faisons le trajet. Pour nous récompenser, une vue incroyable au passage.

Et toujours de nombreux animaux en bord de route et dans les champs: ânes, mules, poules, cochons et chiens. Mais jamais de lama ! :)

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi 4592
  • Horaires : départ 8h05, durée 8h17

Camping au lac Paron – 18 juin

Nous souhaitons passer une nuit à plus de 4000m, et choisissons d’aller passer deux jours autours du célèbre lac Paron. la plupart des touristes s’y rendent en navette, se baladent une trentaine de minutes et rentrent; nous allons faire la version longue.

Nous partons à 9h15, et enchaînons un collectivo pour Carhuaz puis pour Caraz, une mobilette et enfin un taxi pour le village de Paron. Il est 13h30 alors nous déjeunons en bord de route et démarrons l’ascension.

En bordure de parc un gardien s’assure que les passants paient le droit d’entrée sur le lieu. Sauf qu’il est en pleine sieste, et nous n’avons pas le cœur de le réveiller. Alors nous passons sans un bruit sous la barrière et à côté de sa guérite et poursuivons notre chemin.

Nous marchons tour à tour sur la route en terre et coupons tous les lacets, cela monte alors sec.

Depuis le début de notre séjour nous voyons régulièrement des arbres à l’écorce rouge souple qui semble comme s’éplucher.

Notre ascension se poursuit entre les deux flancs de montagne.

Nous atteignons finalement le lac en un peu moins de trois heures.

Nous le longeons rive droite – à gauche sur la photo – par ce qui est un bon chemin au début.

Arrivés à une station et une entrée de tunnel fermée par une multitude de cadenas, le chemin prend un air beaucoup plus sauvage.

L’itinéraire longe la rive, descend au bord de l’eau et remonte dans les pentes herbeuses par endroits.

Nous atteignons le bout du lac en 1h30, et allons poser la tente tandis que la nuit tombe.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

En direction de l’Arteson, à 4900m – 19 juin

Nous nous levons avec le soleil vers 6h15, et constatons que deux vaches broutent autour de notre camp. Nous laissons la tente et rangeons les affaires à l’intérieur ou sous l’auvent et prenons la route vers de plus hautes altitudes.

Nous avons déjà dépassé le lac Artesoncocha, et poursuivons notre route sur les crêtes sans savoir à quoi nous attendre alors que se dévoile à nous le lac d’un glacier ; nous prenons alors une claque visuelle. Le nombre de photo que je prends alors et présente ici en est le reflet :)

Nous montons sur une butte jusqu’à atteindre l’altitude de 4900m et après d’autres série de photos démarrons le retour.

Nous repassons à côté du très encaissé lac Artesoncocha, et rejoignons la tente vers 11h30 pour constater que les vaches ont réussi à saisir de nombreuses vivres mais heureusement sans endommager la tente.

Nous plions nos affaires, faisons le trajet inverse en bord de lac et atteignons le « refuge » du lac Paron à 14h20. Quelques touristes grimpent sur la butte en bord de lac, d’autres font un petit tour de bateau.

Nous réservons notre place dans une navette et sommes de retour à Huaraz à 18h.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

Ascension de l’Alpamayo – 21 au 27 juin

Le récit de cette ascension fait l’objet d’un article à part : Alpamayo (5947m)

Balade à cheval – 28 juin

Ce soir nous prenons le bus de nuit pour Lima. Et ce matin nous devions préparer nos sacs, et nous sommes levé trop tard pour faire une vraie excursion à la journée. Nous envisageons le site de Chavin mais renseignements pris, c’est 6 heures aller-retour, quand tout va bien. Il faut dire que dès que l’on veut s’écarter de Huaraz les temps de trajet peuvent vite prendre de grandes proportions.

Alors nous nous rabattons sur une balade à cheval dans la cordillère noire, cela nous changera.

Nous montons assez haut jusqu’à avoir une vue sympathique.

L’allure est tranquille, nous sommes toujours au pas. Et bien que Fred et moi sachions monter à cheval, nous en serons finalement assez heureux car 4h de balade plus tard, et sur des selles somme toute sommaires, Fred a mal au dos et moi au fesses.

Notre parcours

  • Distance (km) :
  • Dénivelé (m) :
  • Altitudes (m) : mini , maxi
  • Horaires :

Lima – 29 juin

Le bus de nuit nous lâche aux aurores dans la grande ville de Lima. Il fait toujours gris. Chargés de nos lourds sacs, le plan est de prendre le taxi et d’aller toquer dans une auberge de jeunesse et tenter d’y laisser nos sacs. Et cela fonctionne, pour 30 soles nous avons une chambre, douche et petit déjeuner. Nous partons nous balader en ville pour poursuivre nos cadeaux pour la famille.

Lima est une ville en bord de mer, nous allons y jeter un œil. Fred me montre des phoques. Il s’agit en fait de nombreux surfeurs immobiles dans l’attente des vagues.

Après des zones très touristiques nous faisons une visite dans la galerie d’art « Dédalo Arte » où nous complétons nos emplettes par quelques articles modernes bien sympathiques mais plus couteux. Nous recommandons. Pas les pots en cochon, le reste.

Et voilà c’est la fin de ces 15 jours, nous prenons le taxi pour l’aéroport et retour sur Paris tandis que se finit tout juste la canicule…

Grandes voies et randonnée à Buis les Baronnies

Grandes voies et randonnée à Buis les Baronnies

Pour cette sortie en car du CAF IDF dans la Drôme, Annelise et moi choisissons l’option camping et prévoyons de faire de la grande voie au rocher Saint-Julien dans du niveau modéré. Nous serons avec quatre participants : Marie B., Christophe C., Mouad H., Antoine M.

Samedi : de la grande voie

Nous allons au rocher de Saint-Julien.

Nous y enchainons deux grandes voies équipées :

Tandis que d’autres cordées du club évoluent en parallèle, dans des niveaux bien supérieurs !

Nous profitons bien de cette première journée ensoleillée, cela ne va pas durer !

Dimanche : petite randonnée

La météo ne s’est – malheureusement – pas trompée, et le dimanche est pluvieux. Alors nous nous rabattons sur de la randonnée et allons nous promener sur les hauteurs environnantes.

Notre parcours

  • Distance (km): 13
  • Dénivelé (m) : 580
  • Horaires: 11h33 – 15h42
Randonnées et failles dans les Bauges

Randonnées et failles dans les Bauges

Notre bibliothèque comporte un livre que nous n’avions encore jamais utilisé : « Topo Savoie-Haute-Savoie – Randonnées insolites ». Jusque là nous trouvions les randonnées « trop faciles » ou moins intéressantes que toutes celles que nous avions repéré dans d’autres topos et qu’il nous restait à faire. Mais puisqu’il est désormais préférable que Sandrine fasse moins d’effort, nous en profitons pour ressortir ce livre et c’est donc en Savoie que nous irons ce week-end. Nous faisons la route vendredi après-midi et allons établir notre campement dans le village Le Châtelard, dans le parc naturel des Bauges. Pour situer, c’est au sud du lac d’Annecy.

Samedi : Tannes et glacières du Margeriaz, Golet de l’agneau et spéléo-rando

Nous démarrons le week-end par une randonnée en boucle:

  • Tannes et glacières du Margeriaz, Golet de l’agneau

Le parcours est très balisé et les éléments marquants à ne pas rater sont même numérotés et apparaissent sur la carte au début du parcours. Comme ce trou, joliment entouré des racines d’un arbre.

Le sympathique parcours en forêt mène jusqu’au plateau et nous cheminons ensuite sur le chemin des crêtes en versant sud.

Nous accédons au sommet en passant par un golet – ce qui signifie gorge ou défilé, j’ai appris cela – et nous en profitons pour aller explorer le versant ouest.

Nous prenons le chemin de la descente et au retour dans la forêt nous rencontrons quatre spéléologues qui viennent d’interrompre prématurément leur exploration. A leur pied, un gouffre et une plateforme pour descente en rappel. Il s’agit d’un réseau qui peut se visiter sans équipement sur la première section. C’est tout aménagé, et cela s’appelle de la « spéléo rando », autre grande découverte du week-end.

Évidemment, nous décidons d’y aller. Une entrée, sans descente en rappel initial, se trouve une centaine de mètres plus loin.

Tandis qu’il fait près de 30 degrés dehors, il fait environ 5 dans les cavernes. Alors nous enfilons toutes nos couches de vêtements et même les bonnets. Nous avons (presque) toujours cela en fond de sac en montagne, même en été. Mais Sandrine s’aperçoit qu’elle a oublié sa frontale .. Alors c’est l’iPhone à la main que Sandrine progresse; ce n’est pas toujours pratique dans les nombreux passages très étroits. Le ventre passe, mais il n’aurait pas fallu venir bien plus tard :)

Le parcours fait passer par de multiples zones où nous rampons et contorsionnons pour passer, et de vastes caves. Des panneaux tout du long font la pédagogie de ce que nous pouvons voir. Nous arrivons au bout et faisons demi-tour, la suite est réservée aux personnes équipées et expérimentées. A l’à pic du départ en rappel, un couple et une petite fille descendent accompagné par un spéléologue.

Nous sortons de la grotte et le contraste de température est saisissant. Nous reprenons notre route de retour qui nous fait passer devant un bel arbre étonnamment placé au dessus d’une autre ouverture de grotte.

Notre parcours

  • Distance (km): 10km
  • Dénivelé (m): +600 -600
  • Altitudes (m): mini 1260, maxi 1837
  • Horaires: départ 9h50, retour 16h20

Dimanche : Failles du crêt de Saint-Sylvestre

Pour ce dimanche, nous avons repéré une randonnée avec très peu de dénivelé, mais dont les photos dans le topo promettent une étonnante attraction géologique:

  • Failles du crêt de Saint-Sylvestre: 3h, +/- 380m de dénivelé

Nous trainons un peu ‘au lit’, levons le camp au camping assez tardivement et arrivons au départ de la randonnée à 11h30. Après une première rapide section de descente, nous arrivons au Voile de la mariée, une cascade qui ruisselle sur de la roche brune et verte.

La balade se poursuit et alterne sections en forêt, ce qui est très apprécié alors qu’il fait si chaud, et sur des petites routes. Nous arrivons aux failles et profitons de la fraicheur pour casser la croûte à l’entrée, et nous démarrons l’exploration ensuite. Et c’est une très belle surprise, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi atypique et surtout si vaste.

Nous explorons la première faille la plus accessible. Tout au fond, depuis une position en surplomb d’une dizaine de mètres, nous découvrons au bout qu’il existe une deuxième section encore plus imposante. Nous décidons de ne pas tenter la désescalade mais d’aller plutôt chercher s’il existe un autre moyen d’accès à pied. Tandis que j’explore une autre faille perpendiculaire à la première section principale, je franchis un passage en escalade au dessus d’un trou béant. Le passage est vraiment exposé, alors Sandrine ne me suit pas.

Je trouve facilement un chemin de sortie et l’emprunte, fait un grand tour et rejoins Sandrine.

Nous nous attaquons à la recherche d’un accès à la seconde grande faille, en évoluant dans les bois et visant la direction globale. Nous arrivons rapidement à l’aplomb de la faille recherchée, et je me lance dans une pente très raide et sablonneuse; il ne faut pas se rater parce qu’en dessous attend un beau trou. Je rejoins le fond de la faille, et constate que le jeu en valait la chandelle.

Plutôt que de tenter de remonter par la pente instable, je prends le parti d’explorer toute la faille afin de trouver une éventuelle voie alternative qui me permettrait de faire venir Sandrine sans danger. Et bingo, il existe bien une pente de sortie qui sera parfaitement praticable dans l’autre sens. Je rejoins la ‘surface’ et navigue au feeling – et à la montre GPS – pour aller rejoindre Sandrine qui m’attends toujours au sommet de la faille. Et grâce au chemin repéré, Sandrine peut elle aussi venir profiter de la vue exceptionnelle qu’offre cette seconde section. Sa hauteur est impressionnante.

Cela maintenant un moment que nous explorons dans la zone, et devons finalement mettre fin à nos explorations, nous rejoignons le parcours de la randonnée, pour clôturer la boucle qui nous ramène à la cascade du voile de la mariée.

Notre parcours

  • Distance (km): 8,5
  • Dénivelé (m): +455 -455
  • Altitudes (m): mini 480, maxi 670
  • Horaires: départ 11h28
10 jours de randonnée à Madère

10 jours de randonnée à Madère

Pour organiser ces deux semaines de vacances que nous voulions dépaysantes, quoi de mieux qu’utiliser le beau livre « Le tour du monde en 80 treks » que l’on nous avait offert à noël dernier. Il regorge de choses que nous aimerions faire un jour, et c’est sur l’un des parcours les plus physiques et sauvage qui a attiré notre attention : une randonnée dans la chaîne des Carpates en Slovénie. Peu étonnant dirons ceux qui nous connaissent bien ;) Mais tout ça, c’était avant de savoir que Sandrine .. serait enceinte de 4,5 mois au moment du départ. Alors nous avons changé tous nos plans et c’est sur l’île de Madère que nous irons crapahuter à la place, en théorie plus calmement.

Mardi 12 : transit

Le vol n’est finalement pas très long – près de 5 heures, mais j’ai apprécié avoir chargé quelques séries netflix sur mon mobile avant de partir. Après s’être posés sur l’une des pistes les plus dangereuses au monde, parait-il, nous récupérons notre voiture de location ; c’est assez indispensable sur cette île. Nous prenons alors tout de suite la route pour le camping de Porto Moniz. C’est l’unique camping équipé que nous ayons trouvé sur toute l’île, il est situé au nord ouest, à environ 1h15 de route de l’aéroport. Grâce à l’itinérance en Union Européenne – eh oui nous sommes au Portugal, donc EU – nous pouvons profiter du forfait data sans supplément. Alors c’est waze qui nous guide.

En arrivant à l’emplacement du camping, nous pensons avoir fait une erreur, et faisons demi tour à la recherche du camping. Un peu de errance plus tard, il faut se rendre à l’évidence : nous étions au bon endroit. Gloups.

Il y a deux tentes en tout et pour tout, et on ne peut pas dire que l’on trouve le coin sympa. Tellement d’ailleurs que nous décidons que nous irons en hôtel pour le reste du séjour. Tant pis pour le supplément bagage rempli d’affaires de camping.

Mercredi 13 : Circuit de Jardin do Mar

Sandrine à repéré tous nos objectifs lorsque nous étions à Paris dans l’incontournable guide « Madère – Les plus belles randonnées de levada et de montagne – 60 itinéraires » de Rolf Goetz. Pour cette première journée, nous prenons la route pour la randonnée numéro 50. En fait nous aimerions grouper les randonnées 50, 51 et 52, pour une première belle découverte des Levada. En arrivant, nous sommes sûr d’être au bon endroit: le parking est bondé. Mais il pleut déjà et surtout la brume est très présente. Pas très engageant. Alors nous patientons un peu dans la voiture, et quelques séries de « The expanse » plus tard, nous décidons de lever le camp; nous retenterons notre chance une autre fois.

Nous basculons sur une randonnée beaucoup plus basse, proche de la mer:

  • Le circuit de Jardin do Mar – itinéraire 55 dans le topo.

Mais il faut composer avec la marée, car une grosse section ne peut se faire qu’à marée basse. D’après nos calculs d’horaire, il faudra démarrer notre boucle à Jardim do Mar, et nous visons XXh.

Alors nous passons d’abord à notre hôtel, à Porto Moniz. Et ensuite, direction Jardim do Mar. Le temps est magnifique à cet endroit, nous sommes heureux d’avoir changé les plans. Nous démarrons donc par la section raide qui s’élève depuis la côte jusqu’au plateau.

Une fois sur le plateau, nous sommes sur une route mais au bord de cette dernière nous pouvons admirer de nombreuses plantes et fleurs dans les jardins des habitations.Nous aboutissons à un joli chemin pavé qui nous écarte de la ville. La descente qui suit est assurément la partie la plus sauvage et intéressante.

On peut apprécier l’ingéniosité, et les efforts, de tous ceux qui ont construit ces chemins qui transitent dans la montagne.

Nous rejoignons la côte et le timing est parfait, nous pouvons traverser les pieds aux secs. Les falaises présentes de belles strates, que l’on peut admirer sur un bloc qui s’est effondré.

Tandis que le soleil se couche dans notre dos, nous rejoignons finalement notre point de départ Jardim do Mar où nous allons diner.

Notre parcours

  • Distance (km) : 7,8
  • Dénivelé (m) : +600 -600
  • Altitudes (m) : mini 0 maxi 600
  • Horaires : départ 18h11 retour 22h08

Jeudi 14 : Pico Grande

Ce jour là, nous visons la combinaison de randonnées menant au circuit infernal. Nous allumons le GPS, et une fois arrivés au point de départ nous constatons combien il est facile de se tromper avec la saisie des destinations ! Nous ne sommes dans la bonne « zone » mais pas du tout au bon endroit. Par chance, sans le vouloir nous sommes venus au départ d’un autre itinéraire que nous souhaitions faire ! Alors changement de plan, et aujourd’hui ce sera :

  • Pico Grande (1654m), itinéraire 38 du topo.

Dès le petit parking du départ, la vue nous offre de beaux paysages qui nous rappellent ce que nous avons pu voir à la réunion, exception faire des fleurs.

Toute la randonnée se fait globalement dans une végétation jaune / vert, et parfois il y a des arbres tout blancs, nous avons pensé qu’il était les restes d’un ancien feu de forêt.

Nous rejoignons le sommet,où je surprend un homme qui faisait apparemment bronzette les fesses à l’air. Des nappes de brouillard son présentes mais de manière localisées et se tiennent à l’écart, alors la vue est globalement très dégagée. De là, deux particularités géologiques attirent notre attention. Tout d’abord, ces roches qui ont une allure très « coulante ».

Et ensuite ces belles strates horizontales de couleurs marron ocre.

Les paysages sont très escarpés, sur le flanc à gauche un hôtel que nous avions repéré et où nous avons un temps envisagé d’aller, pour la vue, mais nous a paru trop isolé.

Nous rencontrons régulièrement ces belles fleurs d’une couleur bleu violet. Sandrine m’attend dans un coin ombragé tandis que j’expérimente l’une de mes fonctions d’appareil photo, et tente de saisir les nombreux insectes en vol. J’ai encore beaucoup de progrès à réaliser, et j’arrête avant de risquer de trop tester sa patience.

Notre parcours

  • Distance (km) : 9,45
  • Dénivelé (m) : +680 -680
  • Altitudes (m) : mini 1180 maxi 1660
  • Horaires : départ 15h53 retour 17h58

Vendredi 15 : de Pico das Pedras jusqu’au cirque infernal

Ce descriptif du topo nous a donné très envie de faire la randonnée 29:

Le parcours entre le « cirque vert » et le « cirque infernal » compte parmi les itinéraires de lavada les plus fascinants de Madère. Il est étonnant avec quels efforts ce système sophistiqué de canaux a été intégré dans ce paysage montagneux difficilement accessible. Des cascades, des tunnels, des canyons et un cirque énorme sont les points culminants de cette randonnée.

Alors nous partons pour l’enchainement de trois itinéraires, le tout annoncé pour un total de 6h30:

  • Entre Pico das Pedras et Queimadas, itinéraire 27
  • Caldeirão Verde, itinéraire 28
  • Vers le cirque infernal de Caldeirão do Inferno, itinéraire 29

Il s’avère que la première section (itinéraire 27) ne présente que peu d’intérêt à nos yeux, peut-être n’est pas la bonne saison pour les fleur car nous n’en voyons que très peu.

Les plus belles choses arrivent ensuite. Nous ne sommes pas seuls, loin de là, mais le parcours vaut vraiment la peine. Au passage, une première petite cuvette dans laquelle s’écoulent des cascades.

Il s’agit d’un itinéraire parcouru, et la levada est toujours très sécurisée. Ce qui n’empêche pas de cheminer parfois avec une belle verticalité sous les pieds.

Notre marche nous mène à Caldeirão Verde, une grande cascade nichée dans un cirque très vertical.

Nous avons maintenant basculé sur la portion de l’itinéraire 29 qui nous mène dans une étonnante gorge très étroite, que nous traversons grâce à des passerelles métalliques. L’eau de deux petites chutes d’eau est captée et va alimenter la levada. A ce niveau de la randonnée, et à cette heure, nous ne croisons plus personne et c’est tant mieux.

Nous poursuivons notre route pour atteindre l’extrémité du parcours, la grande chute du Caldeirão do Inferno. La levada s’achève, ou plutôt commence ici, et il n’est pas possible d’aller plus avant.

Nous forçons un peu plus le rythme pour le retour sur nos pas, nous avons près de 14km qui nous attendent.

Notre parcours

Le parcours est très encaissé et la trace GPS n’était pas de très bonne qualité, alors j’ai plutôt repris l’itinéraire gpx fourni avec le topo et qui correspond parfaitement à ce que nous avons fait.

  • Distance (km) : 21,6
  • Dénivelé (m) : +150 -150
  • Altitudes (m) : mini 870 maxi 995
  • Horaires : départ 13h26, retour 19h37

Samedi 16 : du Pico do Arieiro vers le Pico Ruivo

La météo semble être très bonne pour ce samedi, alors nous envisageons l’une des belles randonnées en altitude que nous avions repéré, qui va nous mener au plus haut sommet de Madère :

  • du Pico do Arieiro vers le Pico Ruivo (1862m), itinéraire 34

Nous fixons le réveil à 6h afin d’avoir un maximum de chance d’éviter les nuages, et l’hôtel nous prépare un « panier petit-déjeuner » que nous mangeons en arrivant au point de départ de la randonnée: la station radar.

Le vent souffle très fort sur les crêtes en ce matin, mais bonne nouvelle les nuages sont bien plus bas et la vue est parfaitement dégagée. Nous sommes quelques couples de jeunes à nous être levés tôt, mais il n’y a pas encore foule et c’est tant mieux. Nous bénéficions des couleurs chaleureuses du début de journée. Le parcours chemine astucieusement sur les hauteurs, et l’homme a façonné la nature pour permettre le franchissement de nombreux passages: des vires dans les parois verticales, de nombreux tunnels sont présents, des escaliers .. Le tout est bien protégé par des câbles en acier. Bref, la montagne à portée de tous.

Les fort contrastes de lumière rendent difficiles les prises de vues durant la matinée.

Nous avons choisi la meilleure journée pour venir ici, la mer de nuage est présente mais nous sommes bien au dessus.

Nous atteignons le sommet Pico Ruivo, depuis lequel nous lorgnons un sommet sur lequel il n’est pas prévu que nous allions. Sandrine est tentée d’y aller et me fait remarquer que le dénivelé n’est pas important. Je lui rappelle que notre randonnée fait quand même déjà 1300m minimum à la montée et à la descente. Alors nous restons raisonnable et renonçons à y aller.

Au retour, nous croisons un nombre incalculable de touristes – comme nous pourriez-vous dire – mais qui se sont manifestement levés bien plus tard. Il est parfois malaisé de les croiser dans les passages étroits.

Notre parcours

  • Distance (km) : 12,4
  • Dénivelé (m) : +800 -800
  • Altitudes (m) : mini 1530 maxi 1865
  • Horaires : départ 8h40 retour 13h52

Dimanche 17 : Fajã da Nogueira

Pour ce dimanche, nous évitons les grands itinéraires qui risquent d’être très empruntés, et allons plutôt explorer les levadas depuis la centrale Fajã da Nogueira:

  • Fajã da Nogueira 1, itinéraire 20
  • Fajã da Nogueira 2, itinéraire 21

Le topo a su nous attirer par un ensemble de promesses que nous ne pouvions refuser:

Circuit aventureux pour les randonneurs de lavada chevronnés. 

Non seulement le trajet d’arrivée est cahoteux, mais la randonnée proprement dite est également malaisée sur un étroit chemin de levada à travers de nombreux tunnels bas vers une cuvette vierge au pied du Pico do Gato. Pour ce parcours de levada très exposé et par endroits non sécurisé, il ne faut pas avoir le vertige.

Il est vrai que le trajet d’arrivée est cahoteux. Tellement même que pour ménager Sandrine nous préférons interrompre la piste en voiture, et nous garons à 2,5 km du départ.

La première partie est relativement ennuyeuse puisque nous montons jusqu’à la levada par de larges routes qui cheminent dans le forêt. Nous arrivons enfin à la bifurcation: à gauche l’itinéraire 21, et à droite le 20. Nous démarrons par la droite. Le parcours est agréable mais ne présente que relativement peu d’intérêt, et nous croisons un groupe qui nous indique que le chemin est interrompu plus loin par un éboulement. Nous poursuivons pour aller voir. Un tunnel est fermé pour « risque d’effondrement ». Nous passons quand même, en « serrant les fesses » et en marchant comme sur des œufs. Nous poursuivons et faisons halte pour le déjeuner. Et nous arrivons finalement face à un gros souci. La route est totalement emportée par un éboulement. Il semble que la « DDE » locale a entrepris de stabiliser et réparer tout cela, mais après exploration nous décidons que le risque de poursuivre n’en vaut pas la chandelle et faisons demi tour pour aller rejoindre l’itinéraire 21.

Le long de la levada nous croisons un tunnel qui semble apporter de l’eau, que nous allons explorer. Il n’est en fait que peu profond, et nous y trouvons un captage d’eau de source: un grand bac plastique récolte l’eau et des tuyaux la rapatrie.

Au bout de notre itinéraire, là où nous devrions faire demi tour, se trouve une entrée de tunnel de levada. Plutôt que d’entamer la descente, nous prolongeons par ce tunnel, et poursuivons le long de la levada. Nous arrivons sur un second tunnel, et la lumière est visible au loin mais nous en devinons la grande longueur. Étrangement, en plus de la levada qui transporte son eau, un tuyaux en PVC est déployé tout du long. Mais pourquoi donc ?

Nous aboutissons finalement sur ce qui constituera pour nous la fin de notre itinéraire, ne souhaitant pas poursuivre plus loin l’exploration mais surtout passer sur un passage exposé, les pieds dans l’eau et sous une petite chute d’eau.

Nous parcourons tous nos tunnels en sens inverse, rejoignons l’itinéraire et montée dans la forêt et la voiture.

Notre parcours

  • Distance (km) : 22
  • Dénivelé (m) : +600 -600
  • Altitudes (m) : mini 525 maxi 1060
  • Horaires : départ 12h23 retour 19h09

Lundi 18 : Lavada do Rei

Nous avons choisi aujourd’hui un itinéraire sans aucun dénivelé et peu de distance (10km) mais faisant partie des randonnée « top » selon le topo:

  • Lavada do Rei, itinéraire 30

Sur le chemin, une cascade assez forte ce jour là. Je passe tout droit, vive la tropicalisation de mon appareil photo. La plupart des touristes s’arrêtent et regardent les autres passer en se demandant quelle tactique ils vont pouvoir adopter pour ne pas être mouillés.

Nous arrivons au terme de la randonnée, au Ribeiro Bonito, le torrent qui alimente la levada. Ce qui m’a frappé là, c’est le règne absolu de la couleur verte. Quelques photos au trépied plus tard, demi tour pour rentrer sur le même chemin.

Notre parcours

  • Distance (km) : 11,5
  • Dénivelé (m) : +160 -160
  • Altitudes (m) : mini 530 maxi 710
  • Horaires : départ 12h10 retour 15h50

Mardi 19 : Lavadas et cascades à Rabaçal

Nous guettions le bon créneau pour aller sur les randonnées ultra touristiques de la région de Rabaçal, pour y faire une composition libre d’un ensemble de randonnées:

  • Lagoa do Vento, itinéraire 49
  • La cascade de Risco près de Rabaçal, itinéraire 50
  • De Rabaçal vers les 25 sources, itinéraire 51
  • Lavada da Rocha Vermelha, itinéraire 52

Il fait très beau et sans nul doute, le lieu va être pris d’assaut par les touristes. Nous partons parmi les premiers et à un bon rythme, néanmoins les itinéraires sont multiples et nous tombons rapidement nez à nez avec les premiers groupes.

Nous avons fait un crochet par l’une des grandes cascade du secteur et empruntons un charmant escalier serpentant dans la végétation.

Le spectacle vaut clairement le détour. Nous profitons seuls de cet incroyable cirque et de la chute d’eau qui tombe d’une belle hauteur.

Nous poursuivons notre enchainement d’itinéraire, et cette fois-ci nous avons rejoignons ‘the place to be’ du site. Si l’on en croit l’encombrement de touristes qui se sont agglutinés devant la cascade. J’abandonne l’idée d’avoir une vue dégagée, et nous repartons rapidement.

Notre périple se poursuit dans des classiques levada.

Nous sommes maintenant tout au bout de notre dernier itinéraire, Lavada da Rocha Vermelha. Le topo suggère de faire là demi-tour, mais quelle erreur à ne pas commettre ! Nous remontons cet etonnant escalier qui longe une minuscule levada. L’eau file à très grande vitesse, la pente est raide. L’escalier et la levada se prolongent ainsi assez longtemps, et arrivés au sommet nous faisons bel et bien demi-tour.

Au passage au retour, depuis le flanc opposé nous pouvons voir notre première cascade de la journée, et son prolongement plus bas.

Au retour nous croisons des hordes de touristes. Le soleil tape vraiment fort aujourd’hui et il fait très chaud. Dans la dernière section de route qui monte raide, je pique une accélération en mode ‘marche norvégienne’ pour finir sur un peu de sport.

Notre parcours

  • Distance (km) : 21
  • Dénivelé (m) : +615 -615
  • Altitudes (m) : mini 835 maxi 1300
  • Horaires : départ 10h37 retour 17h58

Mercredi 20

Nous voulions faire une journée plus tranquille et Sandrine a repéré quelques idées autour de Funchal. Ce matin, nous ferons une balade entre Funchal et la « ville des pêcheurs ».

Câmara de Lobos

  • Entre le Lido Funchal et Câmara de Lobos, itinéraire 1

Le parcours en bord de mer ne présente que peu d’intérêt .. autre que d’être en bord de mer. C’est trop urbanisé pour être vraiment agréable. Nous cheminons jusqu’à Camara de Lobos. Du village de pêcheurs, conclusion de l’itinéraire, nous ne retiendrons pas grand chose. Mais heureusement, nous sommes accueillis en bout de course par une vue absolument incroyable sur des falaises plongeantes sur la mer.

Notre parcours

  • Distance (km) : 5,8
  • Dénivelé (m) : +60 -70
  • Horaires : 12h37 – 14h39

São Lourenço

Le soir de la décevante balade en bord de mer, nous décidons d’ajouter à notre programme un saut sur la pointe est de l’île:

  • La presqu’île de São Lourenço, itinéraire 12

Nous nous garons et démarrons la randonnée très tardivement dans la journée, si bien que nous croisons tout le monde à contresens, et allons être assez paisibles. Rapidement, nous comprenons que nous aurions fait une grosse erreur si nous n’étions pas venu ici. Les paysages sont en effets très différents de ce que nous avions vu jusque là, et tout simplement beaux !

Tout du long du trajet nous pouvons admirer les couleurs rouge, noir, ocre et les formations géologiques.

Nous arrivons bientôt au pied du petit sommet qui marquera la fin de notre parcours, et j’ai l’impression d’avoir été téléporté dans un autre pays, au milieu du désert. Bon c’est l’image que je peux m’en faire, je ne suis jamais allé dans le désert :)

Depuis le sommet l’on découvre la petite île la plus à l’est, mais non accessible à pied. Tout au bout à l’extrémité loge le phare.

Tandis que le soleil commence à décliner à l’horizon,  nous sommes précisément au bon endroit à la bonne heure pour en prendre plein les yeux. C’est à regret que nous levons le camp pour prendre le chemin inverse.

En reprenant la voiture sur le chemin du retour, nous nous disons que ce village de Caniçal aurait bien plus mérité une visite que celui de Câmara de Lobos où nous étions hier.

Notre parcours

  • Distance (km) : 8,4
  • Dénivelé (m) : +375 -375
  • Altitudes (m) : mini 45 maxi 170
  • Horaires : départ 19h06 retour 21h47

Jeudi 21

Pour cette dernière journée, nous voulons maîtriser nos horaires pour le retour en avion et allons faire la visite à Funchal de l’un des célèbres jardins

Jardin tropical

Nous avions le choix entre Jardins tropical et Jardins botanique. Nous penchons pour le premier, sans trop savoir quelles sont les différences à vrai dire. Nous y retrouvons de très nombreux végétaux que nous avons vu durant tout le séjour, mais aussi bien d’autres plantes et fleurs. Le tout parfaitement entretenu. Le lieu est vraiment apaisant.

Outre tous les végétaux, le lieu comprend également de nombreuses œuvres d’art et lieu atypiques où déambuler. Sandrine pose sur cet étrange tour avec canons à eau.

Je continue à m’entrainer avec des fonctions avancées de mon appareil, que je n’utilise pas encore assez souvent, comme le focus stacking – c’est à dire la prise de multiples photos avec un point de focal décalé à chaque photo, pour produire une zone de netteté plus grande. Et je dois dire que ça parfois des choses assez sympa, non ?

Les traineaux dans les rues pentues

Autour des jardins ce déroule un manège pour le moins étrange: les touristes montent dans une sorte de luge en bois, s’acquittent d’une somme rondelette, et descendent plus de 2 (ou deux !) km de routes en pente. Les gars à l’arrière avec des chapeaux en paille et des chaussures à semelle en bois gérant la trajectoire de la dite luge en bois. Étonnant. Nous ne succombons pas.

Assortiment de fleurs et végétaux

Madère est appelée l’île aux fleurs, et nous en avons compris le potentiel. Nous étions probablement un peu tard dans la saison pour voir s’exprimer tout ce que la végétation à a offrir, mais nous avons malgré tout été bien servis. En voici quelques extraits.

Balade digestive post mariage d’amis

Balade digestive post mariage d’amis

Deux de nos amis proches nous ont annoncé il y a deux mois et quelques de cela qu’ils allaient ce marier. Alors ce samedi Sandrine et moi étions à Crolles pour célébrer leur union en mairie, officialisée par le père du marié, et avons rejoins un hôtel en gestion libre dans le Vercors. Et y avons fait la fête jusqu’au dimanche matin.

Histoire de profiter tout de même un peu du cadre, et après un réveil assez tardif, Sandrine et moi sommes allé nous promener dimanche après-midi. Le timing était un peu contraint puisque nous devions être de retour pour 16h et quelques.

Nous nous sommes donné comme objectif le pas de la Chèvre dans les Rochers de Gonson, et avons démarré en allant rejoindre le GR et longé la barre rocheuse.

Au passage, nous remarquons cet étonnant rocher sur lequel se dresse un arbre.

Les cartes représentent des sentiers qui mènent au pas, mais de tous ceux-là, et après en avoir fait le tour, nous nous voyons obligés de franchir des clôtures et passer par les champs en contrebas. Nous pénétrons dans la forêt et le GPS nous permet de viser la base du pas. La pente se raidit progressivement et assez fortement sur la fin.

Au milieu de notre pente dans la forêt, nous n’avons pas vu arriver l’orage qui se met soudainement à gronder non loin de nous. Et c’est une très forte pluie qui s’abat sur nous. Compte tenu du temps restant et du chemin restant à parcourir pour le retour, nous faisons demi tour; il restait environ 150m de dénivelé pour atteindre le pas de la Chèvre. Sur le trajet du retour nous empruntons une route forestière en cours de construction sur laquelle se trouve l’une de ces impressionnantes machines.

Notre parcours