Grandes voies et randonnée à Buis les Baronnies

Grandes voies et randonnée à Buis les Baronnies

Pour cette sortie en car du CAF IDF dans la Drôme, Annelise et moi choisissons l’option camping et prévoyons de faire de la grande voie au rocher Saint-Julien dans du niveau modéré. Nous serons avec quatre participants : Marie B., Christophe C., Mouad H., Antoine M.

Samedi : de la grande voie

Nous allons au rocher de Saint-Julien.

Nous y enchainons deux grandes voies équipées :

Tandis que d’autres cordées du club évoluent en parallèle, dans des niveaux bien supérieurs !

Nous profitons bien de cette première journée ensoleillée, cela ne va pas durer !

Dimanche : petite randonnée

La météo ne s’est – malheureusement – pas trompée, et le dimanche est pluvieux. Alors nous nous rabattons sur de la randonnée et allons nous promener sur les hauteurs environnantes.

Notre parcours

Balade au-dessus de Buis les Baronnies

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Balade au-dessus de Buis les Baronnies 44.292562, 5.305388 Balade au-dessus de Buis les BaronniesSortie : Grandes voies et randonnée à Buis les Baronnies
  • Distance (km): 13
  • Dénivelé (m) : 580
  • Horaires: 11h33 – 15h42
Randonnées et failles dans les Bauges

Randonnées et failles dans les Bauges

Notre bibliothèque comporte un livre que nous n’avions encore jamais utilisé : « Topo Savoie-Haute-Savoie – Randonnées insolites ». Jusque là nous trouvions les randonnées « trop faciles » ou moins intéressantes que toutes celles que nous avions repéré dans d’autres topos et qu’il nous restait à faire. Mais puisqu’il est désormais préférable que Sandrine fasse moins d’effort, nous en profitons pour ressortir ce livre et c’est donc en Savoie que nous irons ce week-end. Nous faisons la route vendredi après-midi et allons établir notre campement dans le village Le Châtelard, dans le parc naturel des Bauges. Pour situer, c’est au sud du lac d’Annecy.

Samedi : Tannes et glacières du Margeriaz, Golet de l’agneau et spéléo-rando

Nous démarrons le week-end par une randonnée en boucle:

  • Tannes et glacières du Margeriaz, Golet de l’agneau

Le parcours est très balisé et les éléments marquants à ne pas rater sont même numérotés et apparaissent sur la carte au début du parcours. Comme ce trou, joliment entouré des racines d’un arbre.

Le sympathique parcours en forêt mène jusqu’au plateau et nous cheminons ensuite sur le chemin des crêtes en versant sud.

Nous accédons au sommet en passant par un golet – ce qui signifie gorge ou défilé, j’ai appris cela – et nous en profitons pour aller explorer le versant ouest.

Nous prenons le chemin de la descente et au retour dans la forêt nous rencontrons quatre spéléologues qui viennent d’interrompre prématurément leur exploration. A leur pied, un gouffre et une plateforme pour descente en rappel. Il s’agit d’un réseau qui peut se visiter sans équipement sur la première section. C’est tout aménagé, et cela s’appelle de la « spéléo rando », autre grande découverte du week-end.

Évidemment, nous décidons d’y aller. Une entrée, sans descente en rappel initial, se trouve une centaine de mètres plus loin.

Tandis qu’il fait près de 30 degrés dehors, il fait environ 5 dans les cavernes. Alors nous enfilons toutes nos couches de vêtements et même les bonnets. Nous avons (presque) toujours cela en fond de sac en montagne, même en été. Mais Sandrine s’aperçoit qu’elle a oublié sa frontale .. Alors c’est l’iPhone à la main que Sandrine progresse; ce n’est pas toujours pratique dans les nombreux passages très étroits. Le ventre passe, mais il n’aurait pas fallu venir bien plus tard :)

Le parcours fait passer par de multiples zones où nous rampons et contorsionnons pour passer, et de vastes caves. Des panneaux tout du long font la pédagogie de ce que nous pouvons voir. Nous arrivons au bout et faisons demi-tour, la suite est réservée aux personnes équipées et expérimentées. A l’à pic du départ en rappel, un couple et une petite fille descendent accompagné par un spéléologue.

Nous sortons de la grotte et le contraste de température est saisissant. Nous reprenons notre route de retour qui nous fait passer devant un bel arbre étonnamment placé au dessus d’une autre ouverture de grotte.

Notre parcours

180714-Tannes et glacières du Margeriaz, Golet de l'agneau et spéléo-rando

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180714-Tannes et glacières du Margeriaz, Golet de l\'agneau et spéléo-rando 45.637516, 6.035614 180714-Tannes et glacières du Margeriaz, Golet de l\'agneau et spéléo-rando

  • Distance (km): 10km
  • Dénivelé (m): +600 -600
  • Altitudes (m): mini 1260, maxi 1837
  • Horaires: départ 9h50, retour 16h20

Dimanche : Failles du crêt de Saint-Sylvestre

Pour ce dimanche, nous avons repéré une randonnée avec très peu de dénivelé, mais dont les photos dans le topo promettent une étonnante attraction géologique:

  • Failles du crêt de Saint-Sylvestre: 3h, +/- 380m de dénivelé

Nous trainons un peu ‘au lit’, levons le camp au camping assez tardivement et arrivons au départ de la randonnée à 11h30. Après une première rapide section de descente, nous arrivons au Voile de la mariée, une cascade qui ruisselle sur de la roche brune et verte.

La balade se poursuit et alterne sections en forêt, ce qui est très apprécié alors qu’il fait si chaud, et sur des petites routes. Nous arrivons aux failles et profitons de la fraicheur pour casser la croûte à l’entrée, et nous démarrons l’exploration ensuite. Et c’est une très belle surprise, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi atypique et surtout si vaste.

Nous explorons la première faille la plus accessible. Tout au fond, depuis une position en surplomb d’une dizaine de mètres, nous découvrons au bout qu’il existe une deuxième section encore plus imposante. Nous décidons de ne pas tenter la désescalade mais d’aller plutôt chercher s’il existe un autre moyen d’accès à pied. Tandis que j’explore une autre faille perpendiculaire à la première section principale, je franchis un passage en escalade au dessus d’un trou béant. Le passage est vraiment exposé, alors Sandrine ne me suit pas.

Je trouve facilement un chemin de sortie et l’emprunte, fait un grand tour et rejoins Sandrine.

Nous nous attaquons à la recherche d’un accès à la seconde grande faille, en évoluant dans les bois et visant la direction globale. Nous arrivons rapidement à l’aplomb de la faille recherchée, et je me lance dans une pente très raide et sablonneuse; il ne faut pas se rater parce qu’en dessous attend un beau trou. Je rejoins le fond de la faille, et constate que le jeu en valait la chandelle.

Plutôt que de tenter de remonter par la pente instable, je prends le parti d’explorer toute la faille afin de trouver une éventuelle voie alternative qui me permettrait de faire venir Sandrine sans danger. Et bingo, il existe bien une pente de sortie qui sera parfaitement praticable dans l’autre sens. Je rejoins la ‘surface’ et navigue au feeling – et à la montre GPS – pour aller rejoindre Sandrine qui m’attends toujours au sommet de la faille. Et grâce au chemin repéré, Sandrine peut elle aussi venir profiter de la vue exceptionnelle qu’offre cette seconde section. Sa hauteur est impressionnante.

Cela maintenant un moment que nous explorons dans la zone, et devons finalement mettre fin à nos explorations, nous rejoignons le parcours de la randonnée, pour clôturer la boucle qui nous ramène à la cascade du voile de la mariée.

Notre parcours

180715-Failles du crêt de Saint-Sylvestre

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180715-Failles du crêt de Saint-Sylvestre 45.833981, 6.017632 180715-Failles du crêt de Saint-Sylvestre

  • Distance (km): 8,5
  • Dénivelé (m): +455 -455
  • Altitudes (m): mini 480, maxi 670
  • Horaires: départ 11h28
10 jours de randonnée à Madère

10 jours de randonnée à Madère

Pour organiser ces deux semaines de vacances que nous voulions dépaysantes, quoi de mieux qu’utiliser le beau livre « Le tour du monde en 80 treks » que l’on nous avait offert à noël dernier. Il regorge de choses que nous aimerions faire un jour, et c’est sur l’un des parcours les plus physiques et sauvage qui a attiré notre attention : une randonnée dans la chaîne des Carpates en Slovénie. Peu étonnant dirons ceux qui nous connaissent bien ;) Mais tout ça, c’était avant de savoir que Sandrine .. serait enceinte de 4,5 mois au moment du départ. Alors nous avons changé tous nos plans et c’est sur l’île de Madère que nous irons crapahuter à la place, en théorie plus calmement.

Mardi 12 : transit

Le vol n’est finalement pas très long – près de 5 heures, mais j’ai apprécié avoir chargé quelques séries netflix sur mon mobile avant de partir. Après s’être posés sur l’une des pistes les plus dangereuses au monde, parait-il, nous récupérons notre voiture de location ; c’est assez indispensable sur cette île. Nous prenons alors tout de suite la route pour le camping de Porto Moniz. C’est l’unique camping équipé que nous ayons trouvé sur toute l’île, il est situé au nord ouest, à environ 1h15 de route de l’aéroport. Grâce à l’itinérance en Union Européenne – eh oui nous sommes au Portugal, donc EU – nous pouvons profiter du forfait data sans supplément. Alors c’est waze qui nous guide.

En arrivant à l’emplacement du camping, nous pensons avoir fait une erreur, et faisons demi tour à la recherche du camping. Un peu de errance plus tard, il faut se rendre à l’évidence : nous étions au bon endroit. Gloups.

Il y a deux tentes en tout et pour tout, et on ne peut pas dire que l’on trouve le coin sympa. Tellement d’ailleurs que nous décidons que nous irons en hôtel pour le reste du séjour. Tant pis pour le supplément bagage rempli d’affaires de camping.

Mercredi 13 : Circuit de Jardin do Mar

Sandrine à repéré tous nos objectifs lorsque nous étions à Paris dans l’incontournable guide « Madère – Les plus belles randonnées de levada et de montagne – 60 itinéraires » de Rolf Goetz. Pour cette première journée, nous prenons la route pour la randonnée numéro 50. En fait nous aimerions grouper les randonnées 50, 51 et 52, pour une première belle découverte des Levada. En arrivant, nous sommes sûr d’être au bon endroit: le parking est bondé. Mais il pleut déjà et surtout la brume est très présente. Pas très engageant. Alors nous patientons un peu dans la voiture, et quelques séries de « The expanse » plus tard, nous décidons de lever le camp; nous retenterons notre chance une autre fois.

Nous basculons sur une randonnée beaucoup plus basse, proche de la mer:

  • Le circuit de Jardin do Mar – itinéraire 55 dans le topo.

Mais il faut composer avec la marée, car une grosse section ne peut se faire qu’à marée basse. D’après nos calculs d’horaire, il faudra démarrer notre boucle à Jardim do Mar, et nous visons XXh.

Alors nous passons d’abord à notre hôtel, à Porto Moniz. Et ensuite, direction Jardim do Mar. Le temps est magnifique à cet endroit, nous sommes heureux d’avoir changé les plans. Nous démarrons donc par la section raide qui s’élève depuis la côte jusqu’au plateau.

Une fois sur le plateau, nous sommes sur une route mais au bord de cette dernière nous pouvons admirer de nombreuses plantes et fleurs dans les jardins des habitations.Nous aboutissons à un joli chemin pavé qui nous écarte de la ville. La descente qui suit est assurément la partie la plus sauvage et intéressante.

On peut apprécier l’ingéniosité, et les efforts, de tous ceux qui ont construit ces chemins qui transitent dans la montagne.

Nous rejoignons la côte et le timing est parfait, nous pouvons traverser les pieds aux secs. Les falaises présentes de belles strates, que l’on peut admirer sur un bloc qui s’est effondré.

Tandis que le soleil se couche dans notre dos, nous rejoignons finalement notre point de départ Jardim do Mar où nous allons diner.

Notre parcours

180613-Circuit de Jardin do Mar

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180613-Circuit de Jardin do Mar 32.745724, -17.215662 180613-Circuit de Jardin do Mar

  • Distance (km) : 7,8
  • Dénivelé (m) : +600 -600
  • Altitudes (m) : mini 0 maxi 600
  • Horaires : départ 18h11 retour 22h08

Jeudi 14 : Pico Grande

Ce jour là, nous visons la combinaison de randonnées menant au circuit infernal. Nous allumons le GPS, et une fois arrivés au point de départ nous constatons combien il est facile de se tromper avec la saisie des destinations ! Nous ne sommes dans la bonne « zone » mais pas du tout au bon endroit. Par chance, sans le vouloir nous sommes venus au départ d’un autre itinéraire que nous souhaitions faire ! Alors changement de plan, et aujourd’hui ce sera :

  • Pico Grande (1654m), itinéraire 38 du topo.

Dès le petit parking du départ, la vue nous offre de beaux paysages qui nous rappellent ce que nous avons pu voir à la réunion, exception faire des fleurs.

Toute la randonnée se fait globalement dans une végétation jaune / vert, et parfois il y a des arbres tout blancs, nous avons pensé qu’il était les restes d’un ancien feu de forêt.

Nous rejoignons le sommet,où je surprend un homme qui faisait apparemment bronzette les fesses à l’air. Des nappes de brouillard son présentes mais de manière localisées et se tiennent à l’écart, alors la vue est globalement très dégagée. De là, deux particularités géologiques attirent notre attention. Tout d’abord, ces roches qui ont une allure très « coulante ».

Et ensuite ces belles strates horizontales de couleurs marron ocre.

Les paysages sont très escarpés, sur le flanc à gauche un hôtel que nous avions repéré et où nous avons un temps envisagé d’aller, pour la vue, mais nous a paru trop isolé.

Nous rencontrons régulièrement ces belles fleurs d’une couleur bleu violet. Sandrine m’attend dans un coin ombragé tandis que j’expérimente l’une de mes fonctions d’appareil photo, et tente de saisir les nombreux insectes en vol. J’ai encore beaucoup de progrès à réaliser, et j’arrête avant de risquer de trop tester sa patience.

Notre parcours

180614-Pico Grande

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180614-Pico Grande 32.737133, -16.987867 180614-Pico Grande

  • Distance (km) : 9,45
  • Dénivelé (m) : +680 -680
  • Altitudes (m) : mini 1180 maxi 1660
  • Horaires : départ 15h53 retour 17h58

Vendredi 15 : de Pico das Pedras jusqu’au cirque infernal

Ce descriptif du topo nous a donné très envie de faire la randonnée 29:

Le parcours entre le « cirque vert » et le « cirque infernal » compte parmi les itinéraires de lavada les plus fascinants de Madère. Il est étonnant avec quels efforts ce système sophistiqué de canaux a été intégré dans ce paysage montagneux difficilement accessible. Des cascades, des tunnels, des canyons et un cirque énorme sont les points culminants de cette randonnée.

Alors nous partons pour l’enchainement de trois itinéraires, le tout annoncé pour un total de 6h30:

  • Entre Pico das Pedras et Queimadas, itinéraire 27
  • Caldeirão Verde, itinéraire 28
  • Vers le cirque infernal de Caldeirão do Inferno, itinéraire 29

Il s’avère que la première section (itinéraire 27) ne présente que peu d’intérêt à nos yeux, peut-être n’est pas la bonne saison pour les fleur car nous n’en voyons que très peu.

Les plus belles choses arrivent ensuite. Nous ne sommes pas seuls, loin de là, mais le parcours vaut vraiment la peine. Au passage, une première petite cuvette dans laquelle s’écoulent des cascades.

Il s’agit d’un itinéraire parcouru, et la levada est toujours très sécurisée. Ce qui n’empêche pas de cheminer parfois avec une belle verticalité sous les pieds.

Notre marche nous mène à Caldeirão Verde, une grande cascade nichée dans un cirque très vertical.

Nous avons maintenant basculé sur la portion de l’itinéraire 29 qui nous mène dans une étonnante gorge très étroite, que nous traversons grâce à des passerelles métalliques. L’eau de deux petites chutes d’eau est captée et va alimenter la levada. A ce niveau de la randonnée, et à cette heure, nous ne croisons plus personne et c’est tant mieux.

Nous poursuivons notre route pour atteindre l’extrémité du parcours, la grande chute du Caldeirão do Inferno. La levada s’achève, ou plutôt commence ici, et il n’est pas possible d’aller plus avant.

Nous forçons un peu plus le rythme pour le retour sur nos pas, nous avons près de 14km qui nous attendent.

Notre parcours

Le parcours est très encaissé et la trace GPS n’était pas de très bonne qualité, alors j’ai plutôt repris l’itinéraire gpx fourni avec le topo et qui correspond parfaitement à ce que nous avons fait.

180615-Caldeirão do Inferno

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180615-Caldeirão do Inferno 32.769696, -16.948600 180615-Caldeirão do Inferno

  • Distance (km) : 21,6
  • Dénivelé (m) : +150 -150
  • Altitudes (m) : mini 870 maxi 995
  • Horaires : départ 13h26, retour 19h37

Samedi 16 : du Pico do Arieiro vers le Pico Ruivo

La météo semble être très bonne pour ce samedi, alors nous envisageons l’une des belles randonnées en altitude que nous avions repéré, qui va nous mener au plus haut sommet de Madère :

  • du Pico do Arieiro vers le Pico Ruivo (1862m), itinéraire 34

Nous fixons le réveil à 6h afin d’avoir un maximum de chance d’éviter les nuages, et l’hôtel nous prépare un « panier petit-déjeuner » que nous mangeons en arrivant au point de départ de la randonnée: la station radar.

Le vent souffle très fort sur les crêtes en ce matin, mais bonne nouvelle les nuages sont bien plus bas et la vue est parfaitement dégagée. Nous sommes quelques couples de jeunes à nous être levés tôt, mais il n’y a pas encore foule et c’est tant mieux. Nous bénéficions des couleurs chaleureuses du début de journée. Le parcours chemine astucieusement sur les hauteurs, et l’homme a façonné la nature pour permettre le franchissement de nombreux passages: des vires dans les parois verticales, de nombreux tunnels sont présents, des escaliers .. Le tout est bien protégé par des câbles en acier. Bref, la montagne à portée de tous.

Les fort contrastes de lumière rendent difficiles les prises de vues durant la matinée.

Nous avons choisi la meilleure journée pour venir ici, la mer de nuage est présente mais nous sommes bien au dessus.

Nous atteignons le sommet Pico Ruivo, depuis lequel nous lorgnons un sommet sur lequel il n’est pas prévu que nous allions. Sandrine est tentée d’y aller et me fait remarquer que le dénivelé n’est pas important. Je lui rappelle que notre randonnée fait quand même déjà 1300m minimum à la montée et à la descente. Alors nous restons raisonnable et renonçons à y aller.

Au retour, nous croisons un nombre incalculable de touristes – comme nous pourriez-vous dire – mais qui se sont manifestement levés bien plus tard. Il est parfois malaisé de les croiser dans les passages étroits.

Notre parcours

180616-Du Pico do Arieiro au Pico Ruivo

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180616-Du Pico do Arieiro au Pico Ruivo 32.758410, -16.941894 180616-Du Pico do Arieiro au Pico Ruivo

  • Distance (km) : 12,4
  • Dénivelé (m) : +800 -800
  • Altitudes (m) : mini 1530 maxi 1865
  • Horaires : départ 8h40 retour 13h52

Dimanche 17 : Fajã da Nogueira

Pour ce dimanche, nous évitons les grands itinéraires qui risquent d’être très empruntés, et allons plutôt explorer les levadas depuis la centrale Fajã da Nogueira:

  • Fajã da Nogueira 1, itinéraire 20
  • Fajã da Nogueira 2, itinéraire 21

Le topo a su nous attirer par un ensemble de promesses que nous ne pouvions refuser:

Circuit aventureux pour les randonneurs de lavada chevronnés. 

Non seulement le trajet d’arrivée est cahoteux, mais la randonnée proprement dite est également malaisée sur un étroit chemin de levada à travers de nombreux tunnels bas vers une cuvette vierge au pied du Pico do Gato. Pour ce parcours de levada très exposé et par endroits non sécurisé, il ne faut pas avoir le vertige.

Il est vrai que le trajet d’arrivée est cahoteux. Tellement même que pour ménager Sandrine nous préférons interrompre la piste en voiture, et nous garons à 2,5 km du départ.

La première partie est relativement ennuyeuse puisque nous montons jusqu’à la levada par de larges routes qui cheminent dans le forêt. Nous arrivons enfin à la bifurcation: à gauche l’itinéraire 21, et à droite le 20. Nous démarrons par la droite. Le parcours est agréable mais ne présente que relativement peu d’intérêt, et nous croisons un groupe qui nous indique que le chemin est interrompu plus loin par un éboulement. Nous poursuivons pour aller voir. Un tunnel est fermé pour « risque d’effondrement ». Nous passons quand même, en « serrant les fesses » et en marchant comme sur des œufs. Nous poursuivons et faisons halte pour le déjeuner. Et nous arrivons finalement face à un gros souci. La route est totalement emportée par un éboulement. Il semble que la « DDE » locale a entrepris de stabiliser et réparer tout cela, mais après exploration nous décidons que le risque de poursuivre n’en vaut pas la chandelle et faisons demi tour pour aller rejoindre l’itinéraire 21.

Le long de la levada nous croisons un tunnel qui semble apporter de l’eau, que nous allons explorer. Il n’est en fait que peu profond, et nous y trouvons un captage d’eau de source: un grand bac plastique récolte l’eau et des tuyaux la rapatrie.

Au bout de notre itinéraire, là où nous devrions faire demi tour, se trouve une entrée de tunnel de levada. Plutôt que d’entamer la descente, nous prolongeons par ce tunnel, et poursuivons le long de la levada. Nous arrivons sur un second tunnel, et la lumière est visible au loin mais nous en devinons la grande longueur. Étrangement, en plus de la levada qui transporte son eau, un tuyaux en PVC est déployé tout du long. Mais pourquoi donc ?

Nous aboutissons finalement sur ce qui constituera pour nous la fin de notre itinéraire, ne souhaitant pas poursuivre plus loin l’exploration mais surtout passer sur un passage exposé, les pieds dans l’eau et sous une petite chute d’eau.

Nous parcourons tous nos tunnels en sens inverse, rejoignons l’itinéraire et montée dans la forêt et la voiture.

Notre parcours

180617-Fajã da Nogueira

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180617-Fajã da Nogueira 32.743530, -16.926434 180617-Fajã da Nogueira

  • Distance (km) : 22
  • Dénivelé (m) : +600 -600
  • Altitudes (m) : mini 525 maxi 1060
  • Horaires : départ 12h23 retour 19h09

Lundi 18 : Lavada do Rei

Nous avons choisi aujourd’hui un itinéraire sans aucun dénivelé et peu de distance (10km) mais faisant partie des randonnée « top » selon le topo:

  • Lavada do Rei, itinéraire 30

Sur le chemin, une cascade assez forte ce jour là. Je passe tout droit, vive la tropicalisation de mon appareil photo. La plupart des touristes s’arrêtent et regardent les autres passer en se demandant quelle tactique ils vont pouvoir adopter pour ne pas être mouillés.

Nous arrivons au terme de la randonnée, au Ribeiro Bonito, le torrent qui alimente la levada. Ce qui m’a frappé là, c’est le règne absolu de la couleur verte. Quelques photos au trépied plus tard, demi tour pour rentrer sur le même chemin.

Notre parcours

180618-Lavada do Rei

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180618-Lavada do Rei 32.796299, -16.937689 180618-Lavada do Rei

  • Distance (km) : 11,5
  • Dénivelé (m) : +160 -160
  • Altitudes (m) : mini 530 maxi 710
  • Horaires : départ 12h10 retour 15h50

Mardi 19 : Lavadas et cascades à Rabaçal

Nous guettions le bon créneau pour aller sur les randonnées ultra touristiques de la région de Rabaçal, pour y faire une composition libre d’un ensemble de randonnées:

  • Lagoa do Vento, itinéraire 49
  • La cascade de Risco près de Rabaçal, itinéraire 50
  • De Rabaçal vers les 25 sources, itinéraire 51
  • Lavada da Rocha Vermelha, itinéraire 52

Il fait très beau et sans nul doute, le lieu va être pris d’assaut par les touristes. Nous partons parmi les premiers et à un bon rythme, néanmoins les itinéraires sont multiples et nous tombons rapidement nez à nez avec les premiers groupes.

Nous avons fait un crochet par l’une des grandes cascade du secteur et empruntons un charmant escalier serpentant dans la végétation.

Le spectacle vaut clairement le détour. Nous profitons seuls de cet incroyable cirque et de la chute d’eau qui tombe d’une belle hauteur.

Nous poursuivons notre enchainement d’itinéraire, et cette fois-ci nous avons rejoignons ‘the place to be’ du site. Si l’on en croit l’encombrement de touristes qui se sont agglutinés devant la cascade. J’abandonne l’idée d’avoir une vue dégagée, et nous repartons rapidement.

Notre périple se poursuit dans des classiques levada.

Nous sommes maintenant tout au bout de notre dernier itinéraire, Lavada da Rocha Vermelha. Le topo suggère de faire là demi-tour, mais quelle erreur à ne pas commettre ! Nous remontons cet etonnant escalier qui longe une minuscule levada. L’eau file à très grande vitesse, la pente est raide. L’escalier et la levada se prolongent ainsi assez longtemps, et arrivés au sommet nous faisons bel et bien demi-tour.

Au passage au retour, depuis le flanc opposé nous pouvons voir notre première cascade de la journée, et son prolongement plus bas.

Au retour nous croisons des hordes de touristes. Le soleil tape vraiment fort aujourd’hui et il fait très chaud. Dans la dernière section de route qui monte raide, je pique une accélération en mode ‘marche norvégienne’ pour finir sur un peu de sport.

Notre parcours

180619-Lavadas et cascades à Rabaçal

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180619-Lavadas et cascades à Rabaçal 32.783869, -17.141805 180619-Lavadas et cascades à Rabaçal

  • Distance (km) : 21
  • Dénivelé (m) : +615 -615
  • Altitudes (m) : mini 835 maxi 1300
  • Horaires : départ 10h37 retour 17h58

Mercredi 20

Nous voulions faire une journée plus tranquille et Sandrine a repéré quelques idées autour de Funchal. Ce matin, nous ferons une balade entre Funchal et la « ville des pêcheurs ».

Câmara de Lobos

  • Entre le Lido Funchal et Câmara de Lobos, itinéraire 1

Le parcours en bord de mer ne présente que peu d’intérêt .. autre que d’être en bord de mer. C’est trop urbanisé pour être vraiment agréable. Nous cheminons jusqu’à Camara de Lobos. Du village de pêcheurs, conclusion de l’itinéraire, nous ne retiendrons pas grand chose. Mais heureusement, nous sommes accueillis en bout de course par une vue absolument incroyable sur des falaises plongeantes sur la mer.

Notre parcours

180620-De Funchal à Câmara de Lobos

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180620-De Funchal à Câmara de Lobos 32.648792, -16.978469 180620-De Funchal à Câmara de Lobos

  • Distance (km) : 5,8
  • Dénivelé (m) : +60 -70
  • Horaires : 12h37 – 14h39

São Lourenço

Le soir de la décevante balade en bord de mer, nous décidons d’ajouter à notre programme un saut sur la pointe est de l’île:

  • La presqu’île de São Lourenço, itinéraire 12

Nous nous garons et démarrons la randonnée très tardivement dans la journée, si bien que nous croisons tout le monde à contresens, et allons être assez paisibles. Rapidement, nous comprenons que nous aurions fait une grosse erreur si nous n’étions pas venu ici. Les paysages sont en effets très différents de ce que nous avions vu jusque là, et tout simplement beaux !

Tout du long du trajet nous pouvons admirer les couleurs rouge, noir, ocre et les formations géologiques.

Nous arrivons bientôt au pied du petit sommet qui marquera la fin de notre parcours, et j’ai l’impression d’avoir été téléporté dans un autre pays, au milieu du désert. Bon c’est l’image que je peux m’en faire, je ne suis jamais allé dans le désert :)

Depuis le sommet l’on découvre la petite île la plus à l’est, mais non accessible à pied. Tout au bout à l’extrémité loge le phare.

Tandis que le soleil commence à décliner à l’horizon,  nous sommes précisément au bon endroit à la bonne heure pour en prendre plein les yeux. C’est à regret que nous levons le camp pour prendre le chemin inverse.

En reprenant la voiture sur le chemin du retour, nous nous disons que ce village de Caniçal aurait bien plus mérité une visite que celui de Câmara de Lobos où nous étions hier.

Notre parcours

180620-Presqu'île de São Lourenço

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180620-Presqu\'île de São Lourenço 32.738981, -16.680937 180620-Presqu\'île de São Lourenço

  • Distance (km) : 8,4
  • Dénivelé (m) : +375 -375
  • Altitudes (m) : mini 45 maxi 170
  • Horaires : départ 19h06 retour 21h47

Jeudi 21

Pour cette dernière journée, nous voulons maîtriser nos horaires pour le retour en avion et allons faire la visite à Funchal de l’un des célèbres jardins

Jardin tropical

Nous avions le choix entre Jardins tropical et Jardins botanique. Nous penchons pour le premier, sans trop savoir quelles sont les différences à vrai dire. Nous y retrouvons de très nombreux végétaux que nous avons vu durant tout le séjour, mais aussi bien d’autres plantes et fleurs. Le tout parfaitement entretenu. Le lieu est vraiment apaisant.

Outre tous les végétaux, le lieu comprend également de nombreuses œuvres d’art et lieu atypiques où déambuler. Sandrine pose sur cet étrange tour avec canons à eau.

Je continue à m’entrainer avec des fonctions avancées de mon appareil, que je n’utilise pas encore assez souvent, comme le focus stacking – c’est à dire la prise de multiples photos avec un point de focal décalé à chaque photo, pour produire une zone de netteté plus grande. Et je dois dire que ça parfois des choses assez sympa, non ?

Les traineaux dans les rues pentues

Autour des jardins ce déroule un manège pour le moins étrange: les touristes montent dans une sorte de luge en bois, s’acquittent d’une somme rondelette, et descendent plus de 2 (ou deux !) km de routes en pente. Les gars à l’arrière avec des chapeaux en paille et des chaussures à semelle en bois gérant la trajectoire de la dite luge en bois. Étonnant. Nous ne succombons pas.

Assortiment de fleurs et végétaux

Madère est appelée l’île aux fleurs, et nous en avons compris le potentiel. Nous étions probablement un peu tard dans la saison pour voir s’exprimer tout ce que la végétation à a offrir, mais nous avons malgré tout été bien servis. En voici quelques extraits.

Balade digestive post mariage d’amis

Balade digestive post mariage d’amis

Deux de nos amis proches nous ont annoncé il y a deux mois et quelques de cela qu’ils allaient ce marier. Alors ce samedi Sandrine et moi étions à Crolles pour célébrer leur union en mairie, officialisée par le père du marié, et avons rejoins un hôtel en gestion libre dans le Vercors. Et y avons fait la fête jusqu’au dimanche matin.

Histoire de profiter tout de même un peu du cadre, et après un réveil assez tardif, Sandrine et moi sommes allé nous promener dimanche après-midi. Le timing était un peu contraint puisque nous devions être de retour pour 16h et quelques.

Nous nous sommes donné comme objectif le pas de la Chèvre dans les Rochers de Gonson, et avons démarré en allant rejoindre le GR et longé la barre rocheuse.

Au passage, nous remarquons cet étonnant rocher sur lequel se dresse un arbre.

Les cartes représentent des sentiers qui mènent au pas, mais de tous ceux-là, et après en avoir fait le tour, nous nous voyons obligés de franchir des clôtures et passer par les champs en contrebas. Nous pénétrons dans la forêt et le GPS nous permet de viser la base du pas. La pente se raidit progressivement et assez fortement sur la fin.

Au milieu de notre pente dans la forêt, nous n’avons pas vu arriver l’orage qui se met soudainement à gronder non loin de nous. Et c’est une très forte pluie qui s’abat sur nous. Compte tenu du temps restant et du chemin restant à parcourir pour le retour, nous faisons demi tour; il restait environ 150m de dénivelé pour atteindre le pas de la Chèvre. Sur le trajet du retour nous empruntons une route forestière en cours de construction sur laquelle se trouve l’une de ces impressionnantes machines.

Notre parcours

180527-Rochers de Gonson (Pas de la Chèvre)

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180527-Rochers de Gonson (Pas de la Chèvre) 45.115848, 5.489323 180527-Rochers de Gonson (Pas de la Chèvre)

(rando)trail des 2 buttes

(rando)trail des 2 buttes

Quand Philippe me propose de participer avec lui au trail des 2 buttes, deux semaines avant la course, je me dis que je ne suis pas vraiment préparé mais que ça doit être réalisable compte tenu de ma pratique montagne par ailleurs. Il s’agira de mon second trail et ma plus longue distance jamais réalisée en course. Philippe est quant à lui finisher de l’ecotrail qui s’est tenu trois semaines plus tôt, en version 80km !

Parmi les principes que j’ai toujours entendu et répété, il y a : « ne jamais utiliser des chaussures neuves le jour d’une course ». Et lorsque je sors mes chaussures de trail du placard la veille, je réalise qu’en fait elles sont vraiment trop vielles et n’ont plus de semelle. Et une semelle lisse, ça ne semble pas être une bonne idée compte tenu de la boue que nous devrions rencontrer. Alors je file au Vieux Campeur et en 15 minutes chrono je fais l’acquisition d’une magnifique nouvelle paire de chaussures : les Colombia Trans Alps FKT II. La vendeuse me conseille d’aller courir un peu afin de les valider avant la course, je me contente de les porter tout l’après-midi.

Dimanche

Le rendez-vous est fixé à 8h, et le départ a lieu à 9h. Philippe constate rapidement que ce n’est pas la grande forme et que sa cheville lui fait par ailleurs mal. Il n’est pas encore remis de sa longue course d’il y a trois semaines. Faut dire que 80km avec près de 60km dans la boue ca devait pas être évident – 40% n’ont pas fini la course cette année !

Alors notre allure n’est pas rapide et à partir de la mi course nous marchons très régulièrement. Je vois le chrono défiler, mais nous ne sommes pas là pour faire un temps, mais pour le finir ensemble.

Alors progressivement tout le monde nous double. Mais les paysages sont sympas, il fait beau, et je suis content d’être là. Nous finissons juste devant l’avant dernier de la course, en 4h27.

J’ai trouvé l’organisation de la course impressionnante par rapport à sa taille – seulement 250 participants sur le 32km, beaucoup de bénévoles étaient au rendez-vous, les moyens étaient là et tout s’est déroulé pour le mieux. La bière et le hotdog en fin de course, top :)

En bilan, beaucoup de plaisir sur cette distance que je découvrais. Assez peu de boue finalement. Cela donne envie de revenir, encore plus entrainé et de jouer un peu la montre.

Notre parcours

180408-Trail des deux buttes

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180408-Trail des deux buttes 49.146713, 1.972861 180408 : Trail des deux buttes

 

Raid raquettes en Cerdagne

Raid raquettes en Cerdagne

J’avais sélectionné le Val d’Aran comme région pour l’habituel raid raquettes de fin d’année, mais les conditions météo me poussent à chercher une alternative. En parcourant la carte des Pyrénées, la Cerdagne et plus précisément la zone autours du Pic Carlit me semblent parfait. Nous n’y sommes jamais allés, et il me semble possible d’y trouver des itinéraires qui ne soient pas trop exposés aux avalanches. Et cela tombe bien puisque lorsque j’appelle Lionel pour lui en parler, il se trouve justement avec Lucien, un collègue et ami dont la maison familiale fait face au Pic Carlit.

Sandrine et moi faisons le trajet depuis Limoges où nous avons passé Noël et allons retrouver Lionel à Toulouse. De là, nous reprenons la route pour Nahuja. La famille de Lucien nous y accueille en toute simplicité et avec beaucoup de gentillesse. Lors de l’apéritif j’expose notre projet d’itinéraire au père qui paraît expérimenté et connait le coin comme sa poche. Voici l’itinéraire initialement prévu jour par jour:

  • Départ du col de Puymorens, passage par le col de Portella de la Coma d’en Garcia et nuit à la cabane des Bésines.
  • Passage par le col de Coma d’Anyell, descente au lac de Lanoux, montée au col de Portella de la Grava, traversée du vallon de la Grava pour arriver au lac des Bouillouse, et rejoindre la cabane de la Balmeta par un petit crochet vers le nord est.
  • En rejoignant le lac des Bouillouse et le longeant côté ouest, montée dans la région des lacs et passer à l’Estany Sec, puis louvoyer vers le sud ouest pour rejoindre le lac d’altitude Estany de Coll Roig et son petit abri.
  • Depuis l’abri de Coll Roig, nous devions redescendre vers Bena, ou tenter de traverser à flanc sur le GR pour rentrer vers Puymorens. La jonction n’étant pas assurée, une aide extérieure permettant à défaut de faire les derniers kilomètres sur route.

1er jour

Nous laissons la voiture au col de Puymorens, et partons à 11h30 sous un ciel assez bâché. Tandis que nous remontons le fond du vallon, le ciel se dégage peu à peu.

Peu après le col, nous apercevons déjà au loin le refuge des Bésines, proche de notre destination. Sur le trajet nous passons par le refuge de Claude Tudon, sans y entrer. Nous découvrons des « stalactites » avec d’entonnantes formes qui pendent depuis le toit.

Nous posons pied non loin du lac et atteignons la sympathique cabane de Bésines où nous passerons la nuit.

La cabane comporte une belle cheminée, deux matelas et un lit de camp, c’est grand luxe. Nous partons  chercher du bois mort dans les pentes alentours avant la tombée de la nuit. Nous réussissons à en ramasser suffisamment pour profiter d’un beau feu toute la soirée, et laisser du bois pour les suivants.

Notre parcours

171226 - Raid raquettes en Cerdagne J1

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171226 - Raid raquettes en Cerdagne J1 42.582544, 1.853085 171226 - Raid raquettes en Cerdagne J1

  • Distance (km) : 8,4
  • Dénivelé (m) : +630 -580
  • Altitudes (m) : mini 1920, maxi 2540
  • Horaires : départ 11h27, arrivée 14h52

 

2ème jour

Nous nous levons à 7h et sommes au départ à 8h30. Une dizaine de centimètre de neige s’est déposée durant la nuit. Nous démarrons par un crochet au refuge de Bésines. Le refuge comporte des lits et une table, mais pas de cheminée ni poêle, alors nous ne regrettons pas notre choix de la cabane du lac. Tandis que nous remontons le vallon en direction du col de Coma d’Anyell, la neige tombe et le vent se lève.

Le passage du col est particulièrement rude, nous sommes maintenant dans le brouillard et la force du vent nous déstabilise. Dans le jour blanc et avec très peu de repères visuels, nous nous alignons, restons proches, et je tire l’azimut grâce au GPS bien utile dans ce type de situation. Nous avançons pas à pas, à vitesse d’escargot, et je tente de naviguer au mieux pour éviter les pentes les plus fortes. Après notre retour nous sommes allé vérifier, et voilà ce qu’annonçait la météo pour notre zone:

Nous arrivons enfin à vue d’une masse sombre au loin, nous devinons maintenant le lac de Lanoux au loin et l’atteignons vers 12h30 environ. Nous décidons d’aller rejoindre la cabane de Rouzet, où nous nous mettons à l’abri pour faire le point et manger.

Il est illusoire d’espérer finir l’itinéraire prévu, et même dangereux de s’y engager compte tenu de la quantité de neige fraiche tombée, des conditions météo et de l’horaire. Alors nous devons remettre complètement en question le trajet prévu, et je propose de finir la journée dans un abri que j’avais repéré en plan de secours lors de la préparation de l’itinéraire. Nous viserons donc désormais la maison des ingénieurs du lac Lanoux, située à son extrémité sud. Le contournement du lac par son flanc est nous expose à un vent violent et continu, certaines rafales nous imposant de nous arrêter et nous stabiliser pour éviter d’être jetés à terre.

Nous arrivons dans la zone sud est du lac, qui s’avère très torturée et pleine de barres qu’il nous faut réussir à contourner. Finalement nous prenons le parti de tenter de suivre l’itinéraire de GR qui permettra de trouver les chemins de passage.

Par erreur de lecture d’itinéraire nous descendons un couloir qui nous amène jusqu’à la rive du lac, et regardons s’il n’y a pas moyen de contourner. Mais non, vraiment pas, la surface du lac n’est pas suffisamment gelée pour espérer passer sans trop de risque.

C’est vers 18h à la nuit tombée que nous rejoignons finalement notre destination de repli. Nous dégageons la neige de la porte et trouvons l’abri tel qu’escompté: 12 places dans des lits superposés, une table et deux chaises. Cela fera bien l’affaire après la journée que nous venons de connaître.

La décision s’impose d’elle-même : puisqu’il continue de neiger sans interruption et que nous sommes maintenant bien trop en retard pour espérer boucler le tour par le lac des Bouillouses, il nous faut changer les plans. Nous finirons donc notre boucle en trois jours, en revenant à Porté Puymorens par le vallon au sud du Puig de Font Viva.

Notre parcours

171227 - Raid raquettes en Cerdagne J2

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171227 - Raid raquettes en Cerdagne J2 42.608970, 1.897566 171227 - Raid raquettes en Cerdagne J2

  • Distance (km) : 14
  • Dénivelé (m) : +920 -820
  • Altitudes (m) : mini 1980, maxi 2470
  • Horaires: départ 8h36, arrivée 17h57

 

3ème jour

Au lever à 7h nous constatons que 30 cm de neige se sont encore déposé durant la nuit.

Nous prenons le départ à 9h, et compte tenu de la nature du terrain nous prenons pour stratégie de tenter de rester sur l’itinéraire du PR. L’épaisseur de neige fraîche nous ralentit fortement et nous prenons alternativement la tête pour faire la trace.

Nous croisons régulièrement des traces d’animaux dans la neige, et tombons presque nez à nez avec ce qui était peut être un izard.

Hormis quelques couloirs d’avalanche que nous franchissons rapidement, nous progressons lentement mais sûrement. Nous atteignons la cabane de Coma Juan vers 11h, et vu ce qu’il reste comme distance nous nous doutons déjà que nous arriverons tardivement.

Lionel parvient à nous maintenir sur l’itinéraire et la suite du parcours s’effectue sans difficulté si ce n’est la quantité de neige qui nous ralentit toujours. Arrivés à Puymorens, nous franchissons le village, et rattrapons le GR 107 qui nous permet de remonter jusqu’au col, notre point de départ. Nous retrouvons la voiture bloquée par la neige, là encore les pelles s’avèrent très utiles.

Au retour, Sandrine nous fait une petite frayeur en faisant une petite erreur de pilotage sur neige, sans pneus neige, et nous faisons un « tout droit » en finissant sur le séparateur central, sans aucune casse heureusement.

Les parents de Lucien sont heureux de nous voir revenir et nous accueillent à nouveau à leur table et à dormir chez eux ce soir là. Nous partageons ensemble autours de notre passion commune de la montagne.

Notre parcours

171228 - Raid raquettes en Cerdagne J3

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171228 - Raid raquettes en Cerdagne J3 42.574097, 1.899862 171228 - Raid raquettes en Cerdagne J3

  • Distance (km) : 12,2
  • Dénivelé (m) : +385 -610
  • Altitudes (m) : mini 1610, maxi 2140
  • Horaires: départ 8h59, arrivée 16h25

Notre parcours complet

171226-171228 - Raid raquettes en Cerdagne

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171226-171228 - Raid raquettes en Cerdagne 42.572829, 1.868362 1712286-171228 - Raid raquettes en Cerdagne