Arête ouest de la Petite Aiguille de l’Arcelin

Arête ouest de la Petite Aiguille de l’Arcelin

[en cours de rédaction]

Samedi : Arête ouest de la Petite Aiguille de l’Arcelin

 

 

Notre parcours

180609-Arête ouest de la Petite Aiguille de l'Arcelin et montée au refuge

chargement de la carte - veuillez patienter...

180609-Arête ouest de la Petite Aiguille de l\'Arcelin et montée au refuge 45.375923, 6.759682 180609-Arête ouest de la Petite Aiguille de l\'Arcelin et montée au refuge

 

Dimanche

Notre parcours

180610-Descente du refuge du col de la Vanoise

chargement de la carte - veuillez patienter...

180610-Descente du refuge du col de la Vanoise 45.392079, 6.790924 180610-Descente du refuge du col de la Vanoise
Château de Commarque, en Dordogne

Château de Commarque, en Dordogne

Nous pensions profiter de ce week-end de trois jours pour aller faire des randonnées vertige avec Sandrine, mais la météo en aura décidé autrement. La météo est bien meilleure en Dordogne, alors nous décidons d’aller rendre visite à la famille qui s’y trouve. Le samedi matin nous prenons la route, en pariant sur le fait qu’il y aura bien du monde pour nous accueillir.

En ce dimanche ensoleillé, nous allons visiter l’un des innombrables châteaux du secteur, le château de Commarque.

Plan de situation

180531-Chateau de Commarque

chargement de la carte - veuillez patienter...

180531-Chateau de Commarque 44.942038, 1.101465 Le Chateau de Commarque
Balade digestive post mariage d’amis

Balade digestive post mariage d’amis

Deux de nos amis proches nous ont annoncé il y a deux mois et quelques de cela qu’ils allaient ce marier. Alors ce samedi Sandrine et moi étions à Crolles pour célébrer leur union en mairie, officialisée par le père du marié, et avons rejoins un hôtel en gestion libre dans le Vercors. Et y avons fait la fête jusqu’au dimanche matin.

Histoire de profiter tout de même un peu du cadre, et après un réveil assez tardif, Sandrine et moi sommes allé nous promener dimanche après-midi. Le timing était un peu contraint puisque nous devions être de retour pour 16h et quelques.

Nous nous sommes donné comme objectif le pas de la Chèvre dans les Rochers de Gonson, et avons démarré en allant rejoindre le GR et longé la barre rocheuse.

Au passage, nous remarquons cet étonnant rocher sur lequel se dresse un arbre.

Les cartes représentent des sentiers qui mènent au pas, mais de tous ceux-là, et après en avoir fait le tour, nous nous voyons obligés de franchir des clôtures et passer par les champs en contrebas. Nous pénétrons dans la forêt et le GPS nous permet de viser la base du pas. La pente se raidit progressivement et assez fortement sur la fin.

Au milieu de notre pente dans la forêt, nous n’avons pas vu arriver l’orage qui se met soudainement à gronder non loin de nous. Et c’est une très forte pluie qui s’abat sur nous. Compte tenu du temps restant et du chemin restant à parcourir pour le retour, nous faisons demi tour; il restait environ 150m de dénivelé pour atteindre le pas de la Chèvre. Sur le trajet du retour nous empruntons une route forestière en cours de construction sur laquelle se trouve l’une de ces impressionnantes machines.

Notre parcours

180527-Rochers de Gonson (Pas de la Chèvre)

chargement de la carte - veuillez patienter...

180527-Rochers de Gonson (Pas de la Chèvre) 45.115848, 5.489323 180527-Rochers de Gonson (Pas de la Chèvre)
Climb trip dans la Drôme

Climb trip dans la Drôme

Florian S. m’avait proposé d’aller faire le Mont Rose en ski de randonnée avec lui et un ami. Le plan tombe à l’eau, et après moult tergiversations nous décidons que nous n’irons finalement ni faire du ski de randonnée, ni faire de l’alpinisme, mais optons pour un climb trip dans la Drôme. La formule ? Aucun plan précis, aucun hébergement, de l’improvisation tous les jours, avec comme seul objectif d’aller vers le sud et la Drôme.

Je fais des efforts pour finir tôt le boulot et nous partons de Paris jeudi soir vers 18h45. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à vouloir profiter de ce week-end prolongé, si bien que nous n’atteignons Malherbes (proche de Fontainebleau) qu’à 22h30 ! Alors nous commençons à chercher et appeler les hôtels au bord de la route. Ils sont pleins, nous finissons dans un hotel Ibis budget vers minuit et quelques.

Samedi : Montagne de Morettet / Combe d’Oyans

Nous reprenons la route et atteignons la commune de Rochefort Samson repérée par Florian. Nous négocions la voie de la journée et optons pour le chemin des dames:

L’approche est vraiment saisissante ; la nature très présente et bien verte. Le chemin nous mène au pied de la gorge.Au fond coule une petite rivière que nous remontons sur une centaine de mètres, et notre voie s’élance à droite.Nous enchainons assez rapidement, le niveau s’avère en fait assez faible. Un unique pas nous fait un peu plus réfléchir. Mais le lieu et la vue vaut la peine du déplacement.Nous ne sommes que deux cordées dans la gorge.Nous rejoignons le sommet, qui mène à une route au col, et revenons à la voiture par la route. Nous trouvons une maison d’hôte très sympa à Puy-Saint-Martin – le Bonheur de Provence – et allons diner dans le sympathique village de Saoû.

Notre parcours

180505-Chemin des Dames

chargement de la carte - veuillez patienter...

180505-Chemin des Dames 44.971341, 5.172393 180505-Chemin des Dames

Dimanche : Arête sud de l’Aiguille de la Tour

Aujourd’hui c’est le grand jour. A en croire le topo, une sacré aventure nous attend. Non pas pour les difficultés, mais pour l’envergure, le côté sauvage de la course, et surtout .. la non qualité du rocher, très fracturé :
L’approche est de l’ordre de 5 minutes depuis le parking, et nous voilà face à l’Aiguille de la Tour. Nous démarrons l’escalade, et sommes rapidement dans l’ambiance, car effectivement de nombreux morceaux de rocher dégringolent malgré toute l’attention que nous mettons à avoir un pas de félin. Des grimpeurs du dimanche, ou samedi plutôt, ont eu la bonne idée de venir grimper sans casque et il se trouve que notre voie va surplomber la leur. Alors pour ne pas avoir leur mort sur la conscience je me sens obligé de leur indiquer qu’il faudrait qu’ils mettent un casque et attends qu’ils ne soient plus dans l’axe.
Nos amis inconscients s’étant écartés, nous poursuivons et arrivons à une sorte de petit col. D’autres grimpeurs attaquent une ligne à notre gauche. Florian poursuit en tête, et déstabilise un énorme bloc en le saisissant. C’est une météorite qui vient s’écraser et éclater sur le plat non loin de moi. Heureusement je me protégeais en restant très proche de la paroi. La cordée à notre gauche décide que le niveau d’escalade est sous coté et que le rocher est trop péteux, ils font demi tour. Nous poursuivons et la vue sur Saoû, son rocher surplombant et les environs est très belle.A quelques mètre en contre bas du jardin suspendu, nous arrivons vers 15h sur ce qui constituera, pour nous, le crux de la voie. Voilà le topo: Au dessus de notre relai chainé, situé au sommet d’une petite pointe de rocher, on accède à une petite plateforme. Jusque là et haut dessus, nous ne trouvons aucune possibilité de poser une protection, et il faudra donc s’en remettre au piton en place mais qui ne nous inspire pas confiance car il est mal positionné et pourrait ne pas tenir sur une chute. Florian ne trouve pas le pas et surtout hésite à s’engager. Et moi je n’ai pas un bon niveau d’escalade faute d’entrainement en ce moment. Alors on reste là un bon moment à se demander comment passer. Et sans avoir envie d’abandonner si près de ce jardin qui nous nargue en haut. Florian m’invite à venir voir si je ne trouve pas une façon de franchir ou une prise ou qu’il aurait raté, ce que je fais et hourra je découvre une main qu’il n’avait pas vue. Alors il s’y lance et passe enfin. Il est maintenant 16h45, oui vraiment.Depuis le jardin suspendu, qui est donc une zone un peu plus plate sur laquelle repose de la végétation, nous entamons les trois dernières longueurs en traversée ascendantes jusqu’à rejoindre le fil de l’arête à 19h.
Je ne dirais pas que c’est fait exprès mais en tout cas la vue est d’autant plus belle avec cette lumière de fin de journée. Nous devons maintenant atteindre le prochain col, visible entre les deux sommets à droite sur cette photo. Et ce n’est pas aussi simple qu’il y parait.
Contre toute attente, ce qui va nous poser souci maintenant, c’est la végétation qui est ici reine. La sente décrite dans le topo ne semble plus exister, ou tout du moins nous ne la verrons jamais. Alors nous devons nous frayer un chemin et c’est très dense, il y a beaucoup de bois mort, et des saloperies de buissons qui piquent à travers nos pantalons. Bref, on galère pour évoluer et rejoindre le point de départ des rappels à 19h30.
A la descente en rappel je découvre des choses étonnantes à la descente, comme ce « magnifique » relai constitué d’une multitude d’arbustes morts.La suite est du même acabit, car chaque relai sur lequel nous arrivons inspire la méfiance et engage à être vérifié et renforcé. La dernière longueur de descente a lieu sur une paroi recouverte de lierre, et nous dépose sur les pentes dans la forêt. Il nous aura fallu quand même une heure pour faire les trois rappels sur relais pourris. Nous rejoignons sans souci la voiture, et allons rejoindre mon ami Jérôme B. qui nous a proposé de dormir chez lui et avec qui nous prévoyons d’aller grimper demain.

Notre parcours

180506-Arête sud de l'Aiguille de la Tour

chargement de la carte - veuillez patienter...

180506-Arête sud de l\'Aiguille de la Tour 44.651010, 5.072111 180506-Arête sud de l\'Aiguille de la Tour

Lundi : Cocktail de Vitamines

La météo annonce de la pluie en milieu de journée, alors nous optons pour une voie facile d’accès et de moyenne ampleur:
Nous faisons la première longueur par Vitamine A (5c) puis rejoignons les longueurs de Vitamine C (6a). C’est Jérôme qui est aux commandes et Florian et moi lui laissons tout passer en tête. La troisième longueur est nettement la plus belle, constituée d’un dièdre un peu physique – pour moi en tout cas – que je vais passer sans jamais tirer au clou :)
La fin nous ramène au pied du crux où nous avions bloqué Florian et moi la veille.De la haut, la vue est toujours aussi belle, et nous constatons que la météo disait vrai: il va bientôt pleuvoir.
Nous enchainons les rappels tandis que l’orage gronde et sommes à la voiture avant que les premières gouttes ne tombent.

Mardi

En ce mardi matin nous constatons que Météo France ne s’est pas trompé, et il pleut à verse. Florian et moi décidons de rentrer directement à Paris.

Stage CAF goulottes de glace avec guide

Stage CAF goulottes de glace avec guide

Depuis mon séjour en Ecosse en 2014, je n’ai pas eu l’occasion de faire de goulotte de glace. Et ma tentative d’il y a deux semaines est tombée à l’eau faute de conditions correctes. Ce week-end, Licia H. et moi organisons un stage CAF de quatre jours le guide de haute-montagne Nicolas Lochu. C’est le dernier jour avant le départ que nous décidons que nous pourrons finalement partir, les conditions de glace mais surtout le foehn menaçaient notre entreprise. Nous sommes trois guide/encadrants et six participants : Benooît C, Charlie VDE, Laurent G., Nicolas J, Yan K et Yulu D. Je prends la voiture vendredi soir avec Licia et Yulu, et nous rejoingnons le gîte Les Méandres aux Houches. Le trajet est compliqué par deux accidents, si bien que nous nous couchons à 1h40. Le reste du groupe est déjà arrivé, et Laurent nous rejoindra demain matin par avion.

Samedi : Goulotte Chéré

Tout le monde se retrouve directement à la benne de l’Aiguille du midi le samedi matin où Nicolas nous accueille. Nous prenons l’une des premières bennes, et sans passer par le refuge nous dirigeons droit sur notre objectif. Grosse surprise, il n’y a personne ; tandis que j’ai toujours constaté beaucoup de monde dans cette voie à chacun de mes passages au Tacul.

La pente d’accès est tout en glace assez dure. J’enchaine derrière la cordée de Nicolas, avec Laurent et Charlie. La goulotte est assez pauvre en glace et nous impose un petit passage sur le rocher, délicat en tête. Je rejoins la cordée de Nicolas, ce dernier a décidé que nous arrêterons là car un peu de mauvais temps s’annonce mais surtout il est déjà 15h30. Le temps que mes seconds me rejoignent et que l’on installe le rappel, nous sommes à la descente à 16h20.Nous retrouvons les sacs que nous avons laissé avant la rimaye, redistribuons le matériel et allons rejoindre le refuge. Les premiers effets de l’altitude se font sentir, et l’un de nos participants, Yan, va nettement moins bien que le reste du groupe. Nous avons un médecin dans le groupe, qui l’inspecte et avec le guide ils prennent la décision d’appeler les secours pour avis médical. Nous mettons Yan dans un caisson hyperbare, et le PGHM décide qu’il est préférable de tenter de le descendre pendant que c’est encore possible car ces prochains jours la météo s’annonce mauvaise et il n’est pas sûr qu’ensuite cela soit possible. L’hélicoptère de secours tente une approche et survole à plusieurs reprise la plateforme du refuge où sont positionné Nicolas et Yan, mais le vent est fort et surtout tourbillonnant. La manœuvre est abandonnée, l’hélicoptère rentre dans la vallée.

Notre parcours

Dimanche : secours et exercices

J’ai beau avoir l’habitude, je dors toujours aussi mal en altitude. Ce dimanche, puisque les secours nous l’ont demandé, nous n’avons pas d’autre choix que de descendre Yan. Alors Nicolas, Laurent et moi faisons l’aller retour jusqu’u téléphérique de l’Aiguille du midi pour y déposer Yan. Il descendra à Chamonix et se sera malheureusement la fin du stage pour lui. La météo est aujourd’hui très mauvaise et nous ne ferons pas de goulotte, mais autant profiter malgré tout de la journée autant que faire ce peu. De retour vers le refuge, nous repérons une belle congère relativement à l’abri du vent qui a forci. Nous appelons le reste du groupe à nous rejoindre, et y organisons un ensemble d’exercices d’assurage et progression en neige.Le soir au refuge, nous décidons du programme du lendemain, et compte tenu des niveaux assez disparates nous pensons qu’il est préférable de scinder le goupe en deux. Yulu et Nicolas iront aux pointes Lachenal, le reste des participants fera la goulotte Pelissier aux pointes Lachenal avec Nicolas. Ne reste plus qu’à décider qui d’entre Licia et moi ira avec Nicolas, et le choix est rude. Je me dévoue car Licia a moins eu l’occasion de faire de la goulotte que moi dans sa « carrière alpinistique ».

Lundi : Pointes Lachenal

Ce lundi est très contrastée avec hier et c’est sous un magnifique soleil, et un peu en retard que nous partons du refuge vers 8h45. Une rapide vérification des DVA nous révèle que celui de Nicolas n’a pas de piles, alors il repart au refuge en chercher. Nous prenons enfin la route pour la course du jour:

Arrivés sous la première pointe vers 9h50, nous nous équipons je fais un ensemble de rappels et apprentissages pour Yulu et Nicolas que je vais mettre en posture d’autonomie et même passage en tête. Yulu assure Nicolas et moi tandis que nous passons la rimaye, que je n’ai pas réussi à localiser mais très probablement présente. Ensuite, je me décorde complètement et donne mon brin à Nicolas, qui est alors encordé sur deux brins avec Yulu. Il s’élance sur la pente de glace, avec moi à ses côtés en libre. Mais à la première broche qu’il pose, je me rends compte que ces crampons sont mal mis, alors que nous avions tous vérifiés nos crampons peu de temps avant. Une fois pris le temps de les remettre, il repart et .. je me rends compte qu’ils sont encore complètement défaits. L’heure tourne, et nous n’avançons pas assez alors je décide de redescendre Nicolas et je prends la tête de la cordée. J’enchaîne rapidement deux longueurs en glace et nous amène sur l’épaule. De la première pointe, nous prenons la direction de la seconde. Nicolas et Yulu n’ont pas encore trop l’habitude d’évoluer sur du rocher enneigé. La motivation de mes compagnons baisse à mesure que la météo s’est dégradée, alors nous convenons que nous n’irons pas jusqu’à la troisième pointe. Nous accédons au sommet de la seconde pointe. Afin de gagner du temps je décide d’utiliser une corde en place pour initier le rappel directement depuis le sommet, et m’élance en premier pour aller rejoindre les pentes en glace et aller y installer le rappel suivant. Je fais un abalakoff doublé d’un relai sur broches et fais venir Yulu et Nicolas, il est alors 15h. Je tire le rappel et découvre qu’il s’est coincé, alors je repas au sommet en m’assurant sur la corde. Et tout en remontant les pentes de glace et en escaladant une partie rocheuse, j’essaie à intervalles réguliers de décoincer la corde mais en vain. Tant et si bien que je suis maintenant à 5 mètres du sommet, devant une belles dalle assez technique à passer. Il sera difficile de continuer à m’assurer ici, alors j’installe de quoi faire une remontée sur corde. Il est vraiment fatiguant de se hisser à cette altitude, sachant que cela fait plusieurs jours que je dors excessivement mal. Je reconnais au loin le groupe avec Licia et Nicolas qui revient de la goulotte Pelissier. Ils obliquent pour venir nous aider. Pendant que je finis mon ascension, débloque mon rappel et entame la descente. Nicolas rejoint mes participants restés au relai puis s’occupe de les faire descendre. Une fois tous en bas, nous remontons le glacier du géant pour arriver au refuge.

Notre parcours

Mardi

Cette journée était censée être la plus belle. Ce ne sera pas vraiment le cas. Tant et si bien, qu’après avoir envisagé de revenir à l’Aiguille par l’arête des Cosmiques, nous abandonnons même ce projet et allons juste rentrer par le glacier. Il faut dire que la troupe – et moi particulièrement – est par ailleurs assez fatiguée alors c’était probablement plus raisonnable comme cela. Nous sommes de retour sur Chamonix en fin de matinée. Nicolas nous propose d’aller faire du dry, et le camp du « non merci c’est sympa mais je préfère éviter » l’emporte. Alors à la place, et c’est moins glorieux, nous nous posons dans une pizzeria de Chamonix tous ensemble.